Retour en haut
Finance

#ESS L’impact Investing, pour que grandes causes et rendement ne s’opposent plus

#ESS : L’impact Investing, pour que grandes causes et rendement ne s’opposent plus

Symboles de la prise de conscience de la nouvelle génération, les “impacts startups” mettent les innovations technologiques au service d’un impact social ou environnemental, pour remodeler nos modèles sociétaux.

Comme 36 % des Millennials (selon le World Economic Forum), les “impact startups” considèrent que les entreprises doivent jouer un rôle majeur dans l’amélioration de la société. Et elles mettent en place des innovations technologiques (marketplaces, intelligence artificielle, robotique) au service des grandes causes, comme l’éducation, la santé/sécurité, la protection des données personnelles, le logement, les ressources environnementales, l’inclusion et la cohésion sociale.

Dans ce contexte, pour ne parler que de la France, un écosystème extrêmement dynamique émerge autour de premiers succès comme Compte-Nickel, La Ruche qui dit Oui !, Simplon, et d’autres suivent de près comme OpenClassrooms, Habx, Phenix, et le spectaculaire Wandercraft… Une chaîne d’incubateurs et d’accélérateurs s’est même mise en place avec Ticket for Change, le Social Good Lab ou le SenseCube. Les grands salons tech s’y intéressent aussi. En 2015, Slush a créé le Global Impact Accelerator, et en 2017 VivaTech a lancé le Positive Impact Challenge.

89 trillions de dollars pour “transformer le monde”

Fin 2015, l’ONU a établi 17 Sustainable development goals visant à “mettre fin à la pauvreté, protéger la planète et assurer la prospérité de tous”. Conséquences d’une étude réalisée cause par cause, ces 17 “SDG’s” sont donc la nouvelle ligne directrice des Nations Unies en matière de développement durable.

goals impact startups

Fin 2016, Grete Faremo – Secrétaire générale adjointe des Nations Unies – déclarait que l’éradication de ces enjeux sociétaux nécessiterait un investissement de 89 trillions de dollars… 89 trillions de dollars… c’est à dire 115% du PIB Mondial 2016, alors que la philanthropie ne permet que de récolter à peine 1% de ce montant chaque année…

Trouver de nouveaux relais (massifs) de financement

Où trouver les 99% manquants ? Il suffit de s’adresser au domaine dans lequel se trouvent les capitaux nécessaires… la Finance.

Or pour s’adresser à la finance il faut pouvoir servir des rendements de marché comparables aux rendements des actifs classiques. C’est là l’essence même de l’”Impact Investing”: accompagner des projets proposant un double rendement, financier et sociétal, sans sacrifier l’un au profit de l’autre. En visite à Paris, Sir Ronald Cohen – le père du venture capitalism britannique – l’a encore récemment rappelé : “ L’Impact constitue un moteur important de la performance d’une entreprise.”

Une entreprise qui offre un rendement de marché à ses financeurs trouve plus facilement les relais de financements pour nourrir son développement, rémunérer ses salariés, embaucher les meilleurs, améliorer son offre.. et donc pérenniser son impact. En outre, financer son développement sans avoir à dépendre de généreux donateurs (qui re-considèrent leurs donations chaque année) rend une entreprise plus forte et lui permet de voir à plus long terme.

L’impact Investing complète la philanthropie ou l’économie sociale et solidaire, pour réorienter plus de moyens au service de grandes causes en adaptant un produit à la majeure partie des capitaux en circulation, les capitaux demandeurs de rendement.

Cela a déjà commencé. Les fonds d’Impact Investing gèrent déjà plus de 15,2 milliards de dollars dans le monde selon le “Global Impact Investing Network” (GIIN), et 1,26 milliard d’euros en France, selon AFIC ImpactLes investisseurs ont développé de véritables modèles de quantification de l’impact réalisé.

Les premiers fonds en la matière ont déjà prouvé aux souscripteurs que les participations permettent effectivement de générer des bénéfices significatifs, durables et quantifiés au service de grandes causes, tout en produisant un rendement de marché. En Venture Capital on vise un rendement annuel à deux chiffres.

Les organismes tels que AFIC Impact et le GIIN servent aussi à discuter ces modèles et à les quantifier. Les fonds de fonds institutionnels tels que BPI France et EIF poussent vers une harmonisation des méthodes, on est déjà dans la phase de maturation de ce modèle.   

La technologie comme puissant levier d’impact

La technologie permet d’accroître l’amplitude de l’impact réalisé, c’est l’objet de l’Impact Venture Capital.

L’apparition d’une technologie à un instant “t” permet de réorganiser une interaction sociale, un mode de consommation, une chaîne de valeur. Certaines innovations permettent donc de remodeler des schémas sociétaux, de les repenser pour générer un impact encore plus fort sur la catégorie de bénéficiaires concernés.

Des centaines d’entrepreneurs ont déjà compris que la technologie peut être un antidote aux maux de notre monde. Avec de plus en plus de capital disponible, ils ont maintenant les moyens de croître.

  • Ruben Gueunoun

    Très fier de travailler chez @Sowefund, qui accorde une attention tout particulière aux entreprises de l’ESS. Vous-êtes une entreprise de l’ESS, et vous recherchez des fonds ? N’hésitez plus et envoyez nous votre dossier : https://sowefund.com/propose-project/step1/50aebc91-7f3d-4863-95ff-c92e55738b93

  • Marion Schuppe

    Jetez un oeil à Quadia (www.quadia.ch), une société d’Impact Investing qui a déjà investit plus de 150 millions d’euros dans une trentaine d’entreprises à fort impact social en Europe depuis 2011.