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5 pistes pour que la France ne manque pas la révolution de l’Internet des Objets

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Par Etienne Portais - 21 janvier 2015 / 00H00 - mis à jour le 22 mars 2018

France Stratégie, l’organisme de concertation et de réflexion du commissariat général à la Stratégie et à la Prospective, a récemment publié une note d’analyse sur le secteur de l’internet des objets. Cette note reprend les grandes lignes de la révolution numérique, mais s’attarde sur l’IoT (Internet of Things) et le rôle que pourrait avoir la France sur ce secteur dans le futur.


C’est un enjeu qui dépasse le marché des ordinateurs, tablettes et smartphones. Il y aura plus de 80 milliards d’objets connectés en 2020 selon un rapport IDATE publié en 2013. Tout devient connectable et tout l’enjeu est de savoir qui va avoir le contrôle des plateformes et de ces données. France Stratégie revient sur 5 pistes pour faire de la France, une nation leader de cette nouvelle économie dans les années à venir.

  • Faciliter l’expérimentation de projets

« L’un des moyens de favoriser le développement des entreprises innovantes serait de leur permettre de tester rapidement leurs projets en conditions réelles afin d’en évaluer les limites en matière de sécurité, de respect de la vie privée et plus généralement d’usages ». Aujourd’hui, des ateliers de prototypage sont organisés partout en France, surtout en lien avec l’industrie des makers.

A relire sur le sujet : « ICI Montreuil lance la première Université des Makers » ou « Kima Ventures investit dans Usine IO, un atelier de prototypage High-Tech« 

  • Créer une plateforme ouverte dédiée ?aux services publics pour l’Internet des objets

« La production d’applications, la collecte de données seront vraisemblablement décentralisées, autour des villes ou des services concernés. Pour bénéficier de ces efforts d’innovation, tout en prévenant la redondance des initiatives et les incompatibilités de mutualisation, il faudra rassembler, autour de plateformes ouvertes, les applications qui auront été développées, voire les données, et en donner l’accès aux autres collectivités ».

  • Faire de la sécurité et de la protection de la vie privée un avantage concurrentiel

« L’arrivée des objets connectés suscite déjà la crainte d’une détérioration de la protection des données personnelles comme l’a montré une étude Havas Media (janvier 2014), qui a connu un écho particulièrement retentissant à la suite des révélations sur la surveillance établie par l’agence américaine, la NSA. Dans un contexte où l’extension des réseaux met tout dispositif sous la menace de nouvelles formes d’attaques informatiques, le renforcement et la réaffirmation des droits de la personne seront nécessaires, de même que le développement de technologies qui les respecteront ».

A relire : Pradeo analyse la sécurité et les flux d’informations, envoyés par les applications

  • Soutenir les industriels européens dans la standardisation ?de leurs technologies

« Un objet doit être identifié par un autre pour établir un échange. C’est pourquoi lui est associé un ou plusieurs identifiants. Le système GS1 a été le premier à proposer une technologie d’identification d’objets, en voulant remplacer les codes-barres par des étiquettes RFID associant de manière unique, les informations logis- tiques liées à un objet, à une adresse URL. Des géants de l’Internet s’intéressent également de près au nommage des objets : Cisco a racheté la startup britannique Evrythng, qui propose une identification numérique active des objets, et Google a annoncé le lancement de son projet Physical Web afin d’associer de manière unique une adresse URL à un objet ».

  • Renforcer la présence européenne au sein des instances de normalisation .

« L’Union européenne, quant à elle, manque d’une réelle vision industrielle ; l’Internet des objets a été pour la première fois abordé lors de la conférence ministérielle Internet du futur qui s’est tenue à Nice en 2008. La Commission européenne a publié en 2009 une communication désignant ce secteur comme « ressource vitale pour l’économie et la société » et proposant un droit au « silence des puces » qui permettrait aux usagers de déconnecter leurs objets du réseau. Cette communication n’a cependant été suivie d’aucune action d’envergure ».

Quelle place pour la France ?

Au-delà du succès des startups françaises présentes au CES 2015, l’industrie des Objets Connectés en France est notamment accompagnée financièrement par Bpifrance qui est le premier investisseur pour les fabricants français d’objets connectés, avec 82 millions d’euros déjà? investis dans 43 objets connectés. Deux autres initiatives de communication ont été mises en place pour faire de la France une République Numérique : la FrenchTech (ex-quartier numérique) et La Cité de l’Objet Connecté.

A relire sur le sujet : Après le CES, Axelle Lemaire présente la stratégie numérique du gouvernement

Crédit photo : Shutterstock
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Etienne Portais

21 janvier 2015 / 00H00
mis à jour le 22 mars 2018
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