L’écosystème français se porte plutôt bien. Il est très bien financé en amorçage et en venture et la BPI ajoute à ses investissements dans les fonds et les entreprises, un vrai dynamisme médiatique aux côtés de la French Tech et d’une petite frange du gouvernement.
Il est plus digital et un peu moins techno. Les incubateurs et les accélérateurs fleurissent sur tout le territoire. Pourtant, il est plus parisien qu’il ne le fut. Le semi-conducteur ne fait plus les beaux jours de Grenoble, les Telecoms sont moins présentes en Bretagne, Lyon et Marseille sont sous-représentés eu égard à leur rang démographique. Il est aussi très « français » par rapport à Londres, Berlin voire Barcelone où les équipes d’entrepreneurs sont plus internationales. De ce point de vue, Paris ressemble plus à Stockholm ou Helsinki. Néanmoins, il est très encourageant de voir près de 25 % des jeunes diplômés des grandes écoles songent à rejoindre une startup contre 2 % il y a 20 ans.
« Le semi-conducteur ne fait plus les beaux jours de Grenoble, les Telecoms sont moins présentes en Bretagne, Lyon et Marseille sont sous-représentés eu égard à leur rang démographique «
Jean-Marc Patouillaud
Pour le développement international des startups françaises, San Francisco, New-York et Londres restent le trio préféré des destinations.
Les plus gros bémols restent d’une part :
Nous ne sommes plus dans les aberrations de la bulle internet. Aujourd’hui, il y a les infrastructures où la loi de Moore semble s’appliquer plus qu’au semi-conducteur.
» L’internet est devenu aussi « anodin » que le robinet mitigeur de la salle de bain. La puissance du hardware, la banalisation de l’accès, la mutualisation des ressources ont fait faire un saut quantique à nos usages. Il n’y aura pas d’hiver de l’internet »
Néanmoins, les effets de mode, car les investisseurs ou les marchés n’échappent pas aux réflexes grégaires, expliquent certaines sur-valorisations et donc certaines déconfitures ( Twitter, LinkedIn dans le coté, le data management ou le collaboratif dans le private equity). Sur le long terme le marché a toujours raison.
L’Adn de Partech est et restera les technologies et les services qui assurent la transformation digitale de la société et de l’entreprise. Si Partech s’est beaucoup développé ces dernières années, c’est beaucoup plus du point de vue organisationnel. Nous sommes devenus une plateforme d’investissement. Si on prend l’exemple de Tintin, on ne peut plus conquérir la lune avec une fusée monolithique. Il faut des étages correspondant à chaque phase du parcours. Partech Entrepreneur pour l’amorçage, Partech International pour le venture, Partech Growth pour l’expansion sont les étages de la fusée Partech.
» Nous sommes maintenant un fonds transatlantique aux racines françaises »
Par ailleurs, la perception de Partech a beaucoup changé en Europe. Nous sommes maintenant un fonds transatlantique aux racines françaises qui investit indifféremment de Barcelone à Helsinki, à San Francisco comme à New-York.
Fidèle à son credo technologique et digital, avec une plateforme toujours plus présente sur le spectre de l’investissement. Nous parlerons des géographies plus tard.
Venir nous voir bien avant le lancement et si tout va bien la deuxième visite sera la bonne ! Une équipe complémentaire avec une vision de résoudre un vrai « customer pain », business ou consommateur, si possible de manière élégante et unique. Une boîte qui ne va pas modifier le x % de part d’un marché de taille y, mais qui va bouleverser le y….