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Qui sont les pépites françaises de l’AssurTech ?

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Qui sont les pépites françaises de l’AssurTech ?

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Par Geraldine Russell - 01 octobre 2018 / 08H00

De la gestion des données pour calculer le prix des offres aux services proposés aux assurés, les startups de l'AssurTech sont nombreuses et déterminées à faire bouger les lignes d'un secteur trop longtemps figé. Une aubaine pour les consommateurs qui voient se développer des offres à moindre coût tout en gagnant en facilité d'utilisation.

[Edit : article initialement publié en juillet 2017 et réactualisé]

L’AssurTech est-elle so 2017 ? Alors que deux fonds se sont lancés l’année dernière dans les secteurs de la FinTech et l’AssurTech (Breega, avec 100 millions et Newalpha avec 56 millions d’euros), le secteur a-t-il perdu en hype en 2018 ? Il semblerait que non : d’une part, les acteurs sont toujours plus nombreux, comme en témoigne le baromètre réalisé par le cabinet de conseil en innovation Klein Blue Partners. Alors que l’édition 2017 comptait 42 acteurs français, ils ne sont pas moins de 106 cette année ! En outre, les investissements restent conséquents, comme en témoigne le tour de table de 23 millions d’euros bouclé en avril par le porte-drapeau du secteur, Alan. Mais que recouvre exactement le terme d’AssurTech (ou InsurTech, à l’anglaise) ? Revue de détail.

Légende : les acteurs labellisés par Finance Innovation sont identifiés sur le panorama par un point bleu

Alan, toujours seule compagnie d’assurance version startup

Premier constat : Alan est toujours esseulé dans sa catégorie, celle des compagnies d’assurance à part entière (ou néo-assurances), c’est-à-dire les entreprises ayant reçu l’agrément de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Elle est la seule entreprise à l’avoir obtenu depuis 1986 et donc a fortiori la seule startup. Créée en 2016, la jeune pousse a pourtant depuis longtemps dépassé le stade de la « petite entreprise qui monte » pour devenir un véritable porte-drapeau de l’Assurtech française.

Alan mise d’abord sur l’optimisation du parcours client : l’inscription ne requiert aucun papier à remplir, seulement un formulaire en ligne, et peut être bouclée en cinq minutes, promet l’entreprise. Ensuite, la jeune pousse mise sur des offres de couverture santé à bas prix (à partir de 55 euros par mois pour un adulte et 40 euros pour un enfant) et ouvertes à la fois aux entreprises et aux indépendants et freelances. L’exemple parfait de ce que les startups de l’Assurtech B2C souhaitent apporter au consommateur : davantage de facilité et de flexibilité tout en leur garantissant une qualité de service optimale.

Des assurances sur-mesure

L’assurance collaborative va à l’encontre de tous les critères sur lesquels les assureurs traditionnels fondent leurs offres : un profil individualisé de l’assuré prenant davantage en compte son patrimoine ou son historique que ses habitudes de vie. D’Otherwise à WeCover, les startups de l’assurance collaborative proposent, elles, des offres santé ou automobile calibrées à partir de l’usage et des habitudes des individus. Avec la promesse d’un cercle vertueux : si peu de sinistres sont déclarés, l’assuré récupère une partie de ses cotisations à la fin de l’année.

L’assurance à la demande fait elle aussi partie des nouvelles tendances qui montent. Nombreuses sont les jeunes pousses à s’être engouffrées dans la brèche, sur des verticales spécifiques : l’assurance de smartphone pour Lovys, l’assurance habitation pour Luko ou l’assurance automobile pour Wilov. Toutes proposent une souscription expresse en ligne et la plupart sont modulables, pour certaines à partir d’une journée – pour une location, par exemple. En 2018, on active ou désactive son assurance aussi rapidement qu’on allume et éteint un plafonnier chez soi !

Le courtage d’assurances en plein essor

Pour aider les consommateurs à s’y retrouver dans cette pléthore d’offres, rien d’étonnant à ce que le courtage en assurances (santé, automobile mais aussi assurance-vie ou assurance emprunteur) se soit autant développé : on compte pas moins de 28 acteurs sur ce segment ! Non seulement ces plateformes comparent les offres proposées par les assureurs traditionnels et les nouveaux acteurs pour permettre aux assurés de trouver celle qui leur correspond le mieux mais elles négocient les tarifs directement avec les entreprises du secteur pour faire bénéficier leurs clients des meilleurs prix.

Et comme pour le produit, qui a vu apparaître des acteurs ciblant des communautés particulière, à l’instar de Wemind pour les freelances, les courtiers nouvelle génération ont eux aussi flairé le bon filon. Plusieurs se sont développés uniquement à destination des expatriés ou sur le créneau du B2B.

Le boom des services aux assurances

Cette ultra-personnalisation des services d’assurance fait des données la véritable mine d’or… pour qui sait les exploiter. C’est notamment ce qui explique le bourgeonnement de nombreuses startups Assurtech B2B de services aux assurances et courtiers. De la gestion de ces fameuses données (comme le propose Shift Technology, autre poids lourd français du secteur) à des plateformes comme Fluo qui permet de gérer tous ses contrats d’assurance sur une seule plateforme, ce sont près d’une soixantaine d’acteurs qui se sont positionnés sur le créneau, contre seulement une douzaine recensés l’an dernier !

C’est aussi l’occasion pour des startups servicielles de se poser en intermédiaire entre des compagnies d’assurance et les consommateurs. C’est le créneau qu’ont par exemple choisi Oocar ou Drust, qui collectent et analysent les données sur les habitudes de conduite d’un assuré et le conseillent au mieux en fonction de son profil. De quoi lui garantir une couverture optimale mais surtout optimisée, adaptée à ses besoins.

Si l’Assurtech avait fait grand bruit l’année dernière, son développement est plus discret bien que tentaculaire en 2018. L’assurance revisitée devient ultra-personnalisée, modulable à souhait et hyper optimisée. Ce qui explique que les jeunes poussent du secteur cassent les codes pour mettre au point de nouveaux modèles économiques.

Par

Geraldine Russell

01 octobre 2018 / 08H00
mis à jour le 02 octobre 2018
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