Actus#Infographie
17 octobre 2018

Quel est le profil type du freelance IT ?

Club freelance a réalisé une infographie sur l'état du freelancing IT en France, avec un aperçu de la situation au mois de septembre 2018. Technologies privilégiées, salaires, secteurs clef et répartition démographique et géographique... Tout y est.

Les études se suivent, mais ne se ressemblent pas. Cette fois c’est Club freelance, une plateforme qui connecte les freelances à leurs clients pour des missions dans plusieurs domaines (IT, community management, graphisme), qui y est allé de son rapport sur le sujet. Celui-ci porte sur l’état du freelancing IT en France, avec un aperçu de la situation au mois de septembre 2018. Y sont passés en revue les technologies privilégiées par les freelances, les salaires, les secteurs clef, ainsi que la répartition démographique et géographique.

Premier enseignement : les freelances IT gagnent plutôt très bien leur vie, avec une moyenne de 540 euros par jour sur la période étudiée. Sans surprise, c’est dans la finance que les missions sont les plus rémunératrices, et c’est donc ce secteur qui a les faveurs des développeurs indépendants. Et si le développement et la finance rapportent, ils sont aussi deux secteurs qui restent majoritairement masculins : Club Freelance établie la part d’hommes en freelance dans l’IT à près de 88% – alors qu’elle tombe à 70% pour les indépendants tous secteurs confondus selon Malt.

Java a la côte auprès des développeurs

Et parce que tous les ingénieurs ne parlent pas le même langage, Club Freelance s’est aussi intéressé aux technologies sur lesquelles ils travaillent. Or le classement de tête est plus que serré : sur le podium, on retrouve SAP (16%), talonné par Java (15%) et SQL (13%). Cette percée du langage de programmation créé par James Gosling et Patrick Naughton en 1995 s’explique évidemment par l’explosion des besoins en développement d’applications et de sites ces dernières années.

Selon le classement annuel Tiobe des langages les plus populaires, Java intègre des fonctionnalités de plus en plus modernes et continue son ascension sur la partie mobile. « En plus de l’avancée du big data et des nouveaux frameworks à la mode, le métier de développeur Java évolue. En effet, la « fullstackisation » gagne du terrain et les développeurs sont de plus en plus en enclin à concevoir de zéro pour amener leur projet au déploiement« , relevait déjà le cabinet de recrutement Urban Linker dans son étude annuelle il y a deux ans.

Et où ces freelances de l’IT travaillent-ils ? Et bien dans une écrasante majorité à Paris : c’est le cas de 67,1% d’entre eux, très loin devant Lyon (4,1%), Lille (2%), Toulouse (1,9%), Nantes (1,8%), Bordeaux (1,7%) et Marseille (1,6%). S’ils sont si nombreux en Ile-de-France, c’est parce qu’elle demeure la région où les développeurs perçoivent le meilleur salaire. A titre comparatif, le revenu annuel moyen en début de carrière (0 à 2 ans d’expérience) s’élève à 37 400 euros en IDF contre 29 200 euros en province d’après une étude de Jobprod menée en 2017.

Chez les développeurs confirmés (11 à 25 ans d’expérience), cet écart est davantage creusé puisque la différence est de plus de 20 000 euros : 60 800 euros contre 40 400 euros. De ce fait, l’Ile-de-France est évidemment en tête du top 5 des régions plébiscitées par les programmeurs : 32,1% d’entre eux privilégient de travailler là-bas. Suivent ensuite le Rhône-Alpes, la Nouvelle Aquitaine, la région PACA et les Pays de la Loire.