Portfolio#Transport
11 décembre 2019

Flying Whales lève 30 millions d’euros pour ses dirigeables dédiés au transport de charges lourdes

La jeune entreprise française Flying Whales ("Baleines Volantes") a levé 30 millions d'euros supplémentaires pour son projet de dirigeable rigide d'une capacité de transport de 60 tonnes.

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Née à Suresnes en 2012, la société Flying Whales accueille de nouveaux investisseurs à son capital. Les français Groupe ADP, Bouygues, Air Liquide et la région Nouvelle-Aquitaine apporteront 15 millions d’euros, et le gouvernement du Québec autant. « Ce soutien majeur apporté par des acteurs publics et privés de premier rang démontre la solidité et le potentiel de ce grand projet industriel » , s’est félicité Flying Whales dans un communiqué.

Flying Whales avait déjà obtenu l’annonce d’un financement de 25 millions d’euros en mars 2018 de la banque publique d’investissement bpifrance. Le projet, baptisé LCA60T, vise à développer un dirigeable rigide, d’une
longueur de 154 m et d’une vitesse de croisière de 100 km/h, pour le transport de charges lourdes, destiné au marché du débardage du bois, du fret et du transport exceptionnel.

Un programme à 300 millions d’euros

L’ensemble du programme devrait coûter « environ 300 millions d’euros, dont environ 100 millions sur le développement de l’aéronef et 61 millions de recherche-développement » , selon le porte-parole de la société. Le LCA60T, dont le futur site de production reste à trouver, est un projet censé répondre aux besoins de l’Office national des forêts (ONF), « partenaire et premier client de Flying Whales » , pour extraire du bois dans les zones
difficiles d’accès.

Flying Whales met en avant le faible coût de ce dirigeable et sa faible empreinte carbone, entre l’hélicoptère et l’avion mais « à des coûts d’exploitation très nettement inférieurs » . La petite entreprise basée à Suresnes, près de Paris, compte parmi ses actionnaires l’Office national des forêts (ONF), le groupe aéronautique national chinois AVIC et la région Nouvelle-Aquitaine.

Après son heure de gloire dans les années 1930, le dirigeable a connu récemment un regain d’intérêt: lors du dernier salon du Bourget, une société française a signé une option d’achat avec l’américain Lockheed Martin pour jusqu’à 12 dirigeables capables d’emporter 21 tonnes de charge utile, après avoir reçu en mars 2016 une première option d’achat pour 12 appareils de la part d’une société britannique.

Article écrit par AFP
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