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Les oubliés du numérique attendent toujours leur tour

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Par Gaëlle Doublé et Anne Taffin - 05 février 2020 / 13H00

Comment faire du numérique un levier d’inclusion plutôt que d’exclusion ? Peut-on développer un digital « green » et « inclusif » ? Les nouvelles technologies peuvent-elles vraiment changer des vies ?

« Tout le monde pense que le numérique permet de sauver le monde mais ce n’est pas le cas en réalité », annonce Frédéric Bardeau sur la scène de la Maddy Keynote 2020. Fondateur de Limite, une agence de communication responsable et de Simplon, une école de code gratuite destinée aux personnes sans diplôme, l’entrepreneur a toujours eu à coeur d’utiliser le numérique à bon escient. Au point de faire un parallèle entre les obligations du numérique et le serment d’Hippocrate, à l’origine de l’éthique médicale.

Le numérique, une zone d’exclusion plutôt que d’inclusion

Mais de l’autre côté de l’écran, la réalité est bien moins brillante qu’espérée et les nouvelles technologies ont “un effet délétère sur la société et la planète”. À commencer par le manque d’homogénéité dans le secteur. “Entre les nerds et les geeks, il reste peu d’espace pour les autres”, reconnaît Frédéric Bardeau. En effet, malgré la croissance du nombre de femmes qui se tournent vers la tech, la proportion d’hommes reste bien majoritaire. Et dans certains métiers, c’est la disparité existante entre les territoires qui est marquante, comme en témoigne la carte des développeurs en France en 2019 où la concentration s’opère dans les grandes métropoles, particulièrement autour de Paris, laissant encore une fois les territoires les plus fragiles hors de ce champ de compétences. 

Que faire, enfin, des 18 millions de personnes qui “souffrent d’illettrisme numérique faute d’un accès quotidien” à des technologies qui régissent désormais nos vies ? Parce que la société suit l’évolution technologique et numérique, l’exclusion des populations fragiles de la couverture ADSL et de l’accès à la formation participe à la fracture technologique. À terme, cela signifiera que de nombreuses personnes ne pourront tout simplement plus accéder à l’emploi. 

Cerise sur le gâteau, en citant Marc Andreessen “software is eating the world” (Le software mange le monde) Frédéric Bardeau souhaite rappeler que le numérique est présent partout, influençant chaque partie de notre vie. De notre façon de socialiser… jusqu’à notre démocratie. Pourtant cela n’a pas l’air d’être la question préoccupant le plus la majorité. En effet, si certains Français ont déjà pris conscience des effets néfastes du numérique, ce n’est pas le cas de tous. 

Le numérique doit poursuivre sa mue

Si le fondateur de Simplon a d’abord dépeint les difficultés engendrées par le numérique, tout espoir n’est pourtant pas perdu à condition que le secteur accepte d’évoluer. Pour réussir, Frédéric Bardeau explore deux voies : la formation et l’environnement. 

Le numérique pour tous nécessite en effet d’inclure davantage de diversité. C’est la raison pour laquelle il a créé Simplon il y a maintenant près de 6 ans. Catalogué de fou à ses débuts, il a pourtant prouvé que le modèle fonctionne en réussissant à former plus de 6 000 personnes dans le monde.

Mais malgré le temps passé, et beaucoup d’évangélisation, il reconnaît encore que le numérique manque de femmes. Dans une interview réalisée pour un article intitulé, l’ascension aux multiples plafonds de verre des femmes dans la tech, il avouait que l’esprit de compétition masculin pouvait engendrer un sentiment d’illégitimité chez les femmes. Dans cette optique, il a imaginé une offre de formation 100% féminine. Ce besoin d’inclusion et de diversité se retrouve dans tous les pans du numérique. “Avec Microsoft, nous travaillons sur ce sujet” reconnaît Frédéric Bardeau. 

L’ensemble de ces actions doivent également « être soutenues par le Gouvernement », insiste-t-il. Si ce dernier a mis en place les chèques Aptic permettant aux populations précaires de se former aux nouvelles technologies, peu de personnes sont pour le moment au courant de la disponibilité de ces chèques ou connaissent leurs droits à la formation.

Il y a beaucoup de bénévoles qui sont prêts à donner de leur temps pour former d’autres personnes, chacun peut participer à ce processus. Chacun d’entre nous peut s’engager », conclut Frédéric Bardeau.  

Par

Gaëlle Doublé et Anne Taffin

05 février 2020 / 13H00
mis à jour le 05 février 2020
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