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Quand les startups font des déchets une ressource

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Quand les startups font des déchets une ressource

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Par Maddyness, avec SAP - 27 avril 2020 / 14H00

Face à une pression législative et citoyenne, l’économie circulaire s’impose petit à petit comme nouveau modèle de production. Et pour faire émerger de nouvelles chaînes de valorisation des déchets, les entreprises misent de plus en plus sur les solutions proposées par les startups.

Il y a quelques années encore, “ces questions étaient portées par les pôles RSE et communication, maintenant les comex, les business units et les directions s’emparent du sujet” , se réjouit Raphaël Masvigner, le fondateur de Circul’R. Pour l’entrepreneur qui aide les grands groupes du CAC 40 à transformer leur modèle de production, les grandes entreprises ont pris conscience “qu’il est impossible d’avoir une croissance infinie dans un monde où les ressources sont finies”

Mais décider d’être plus vertueux du jour au lendemain ne suffit pas, et encore moins pour des entreprises dont les chaînes de production répondent à des processus nombreux, précis, et engageant différents acteurs de la chaîne de valeur depuis longtemps. Il faut donc trouver les outils nécessaires pour favoriser le développement de nouveaux process, permettant de faire émerger un nouveau cycle de production. C’est dans ce spectre que se positionnent les quatre pépites accélérées par SAP.iO Foundry, iNex Circular, Trinov, Eugène (by Uzer) et Harold Waste. Chacune d’entre elles, joue, à son échelle, un rôle dans la chaîne de valorisation des déchets. 

Faciliter la gestion et la traçabilité des déchets pour leur donner une seconde vie

Comment améliorer ses performances, réduire ses déchets ou essayer de les revaloriser, si on ne sait pas combien nous en avons sous la main ? Le premier enjeu lié à la gestion des déchets est sans nul doute la « compréhension de sa production de déchets” qui comprend à la fois la matière (carton, plastique…) et les producteurs, explique Dan Dassier, PDG de Trinov. Cette entreprise commercialise un logiciel qui fait remonter l’information du terrain. Concrètement, le logiciel mis au point utilise la donnée “fournie par les entreprises, ou la recueille grâce à des puces et des QRCode mis en place sur les bennes à déchets » . Les informations sur la quantité de déchets produits par chaque pôle de l’entreprise peuvent ensuite être analysées. 

Les entreprises sont alors capables de mettre en place une procédure de tri particulière ou de s’associer avec d’autres sociétés pour les revaloriser. C’est par exemple le cas dans le BTP, où les déchets issus de la démolition sont récupérés et retravaillés pour être  réinjectés dans du béton recyclé. « Le gros enjeu dans la revalorisation des déchets est d’intégrer la technologie dans des écosystèmes existants et d’être capable de garantir ensuite la traçabilité des produits » , conclut Dan Dassier.

Posséder un état des lieux complet de ses déchets permet également de les partager, les vendre ou les échanger. C’est une activité par exemple croissante dans le secteur des bioénergies, à la recherche d’une production éco-responsable.

Le sourcing des déchets, au coeur des nouveaux modèles énergétiques 

Face à l’urgence écologique, des solutions plus durables se développent aussi autour du biogaz ou du biométhane. Or, le biométhane est produit à partir de déchets agricoles ou alimentaires. Le sourcing de ces déchets est alors primordial pour pouvoir créer ce biogaz. Et c’est un problème auquel iNex Circular a décidé de s’attaquer, grâce à l’open data et l’intelligence artificielle. Pour ce faire, l’entreprise récupère des données publiques, comme la surface d’une exploitation agricole ou le nombre de lits d’un hôtel, et les fait analyser par les algorithmes qu’elle a développé. Son outil de prédiction fournit alors “le type et la qualité de déchets produits par chaque établissement”. Grâce à ce système, iNex Circular a déjà cartographié plus de 800 000 gisements de déchets en tout genre sur le territoire. Les données sont facilement mises à jour, ce qui permet de répondre à la demande d’un client en seulement “quelques jours contre plusieurs mois auparavant” , explique Olivier Gambari, le fondateur d’iNex Circular. L’industriel ou l’énergéticien en quête de déchets gagne alors un temps considérable pour répondre à son besoin.

Une nouvelle question entre en jeu à cet endroit précis de la chaîne de valeur, celle de la valorisation financière des déchets. La startup Harold Waste a souhaité proposer une solution aux entreprises pour les aider sur ce point. Trouver des déchets est une chose, mais pour rentabiliser leur valorisation, les faire acheter au “bon” prix, est essentiel. Grâce à son outil de trading, Harold Waste permet d’obtenir des informations sur le cours de chaque matière, son prix de revente, le prix de son traitement après achat…et de réaliser des devis très compétitifs. Encore une fois, les outils se complètent et permettent de faciliter les mises en relation et les interactions entre tous les acteurs de la chaîne de production et d’exploitation des déchets. 

Mais les industriels et les entreprises ne sont pas les seuls acteurs auxquels s’adressent les startups. Grâce à elles, “les citoyens aussi deviennent des consomm’acteurs” , souligne Raphaël Masvigner. 

Le consommateur, un maillon essentiel de la chaîne 

Chaque année, un.e Français.es émet 354 kilos de déchets à lui seul, 514 kilos à l’échelle de la collectivité selon les chiffres d’Eurostat. Posséder une poubelle jaune dans son lotissement ou son immeuble n’est plus une exception ou un privilège. Mais force est de constater que le tri reste encore un geste difficile à mettre en oeuvre. Même quand la bonne volonté est présente, la liste des papiers, plastiques et autres déchets pouvant se recycler, relève parfois du casse-tête. Et si la tendance est à l’harmonisation, les consignes de tri varient parfois d’une ville à l’autre. Dans de nombreux cas, les indications sur les emballages ne sont ni universelles, ni claires.

Résultat, les usines de tri refusent une partie importante des déchets, ce qui a un coût non négligeable. C’est dans cette optique que Paul Alarcon et Clément Castelli ont imaginé Eugène, un boîtier capable de nous dire si tel ou tel produit se trie ou non, et si oui, comment procéder. Il fonctionne comme une douchette (ou scanner) à code-barres. Il suffit de scanner le code-barre du produit au moment de le jeter, et le boitier indique dans quelle poubelle le mettre. Connecté au smartphone, le boitier intègre également dans l’application les produits qui ont été jetés et génère automatiquement une première liste de courses.

Si chaque acteur a un rôle à jouer dans le développement d’un monde plus vertueux, ces nouveaux outils proposés par les startups bousculent un marché à la recherche active de solutions plus vertes. En fin de compte, les déchets, peuvent, eux aussi, être de véritables mines d’or pour les entreprises !  Et si l’avenir du business était dans nos poubelles ?

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27 avril 2020 / 14H00
mis à jour le 27 avril 2020
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