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1 décembre 2020

Changement climatique, transition énergétique : pourquoi EDF mise sur les startups ?

Pour répondre aux enjeux du climat et de la transition énergétique, les grandes entreprises renforcent leurs expertises, innovent et s'appuient de plus en plus sur les startups. C’est le cas d’EDF, qui collabore avec elles depuis plusieurs années déjà pour développer de nouvelles solutions au service d’un avenir bas carbone, et organise, ce mardi 1er décembre, les Electric Days. L’occasion de mettre en avant les solutions innovantes développées par le Groupe et ses partenaires.

Objectif 2050. Face au défi de la maitrise du changement climatique, le groupe EDF s’est fixé un cap : contribuer à l’atteinte de la neutralité carbone d’ici trente ans. Le pari est certes audacieux mais « techniquement, économiquement et socialement possible en France », analyse Stéphane Dupré la Tour, directeur Innovation Avancée et Technologies Numériques à la R&D d’EDF. Pour lui, cela ne fait aucun doute : l’entreprise relèvera le challenge. « C’est jouable parce qu’on sait déjà produire de l’électricité de manière non carbonée (aujourd’hui, elle représente 95% de l’électricité d’EDF, NDLR). Mais on veut aller plus loin. Il faut revoir l’énergie consommée au niveau des usages, lorsqu’elle est fossile, trouver des solutions concrètes pour innover en matière de chauffage, de mobilités, d’industrie, d’agriculture… »

La transition énergétique est d’autant plus bienvenue qu’elle répond aux attentes des consommateurs et consommatrices. D’après un baromètre DataCovid/IPSOS de mai 2020, 44% des Français se disent préoccupés par le changement climatique ; 10% d’entre eux le considèrent même plus grave que l’épidémie de coronavirus. Et l’inquiétude augmente d’année en année. EDF l’a bien compris et s’attèle à trouver des solutions, notamment avec l’aide de startups. Ensemble, il leur incombe de créer de nouveaux modèles, de nouveaux dispositifs et de nouveaux business qui sauront à la fois répondre au défi écologique et satisfaire les besoins de nos concitoyens et entreprises, sans réduire le pouvoir d’achat ou la compétitivité. Les Electric Days, qui se tiennent ce mardi 1er décembre, sont l’occasion de découvrir les solutions innovantes accompagnées par le leader de l’énergie en France.

« On a besoin de tout le monde dans cette transition énergétique »

Parce que la collaboration entre startups et corporates n’est pas forcément naturelle, EDF a développé des dispositifs d’open innovation au sein de la R&D dès 2010, avant de créer EDF Pulse Croissance en 2017. Ce fonds de capital risque et incubateur s’est donné pour objectif de soutenir les startups et l’innovation. Michel Vanhaesbroucke, directeur d’EDF Pulse Croissance, est formel : « On a besoin des startups pour nous diversifier et trouver des idées neuves. C’est capital si l’on veut surprendre nos clients, au sens positif du terme, et les accompagner. » Pour ce faire, le groupe ne lésine pas sur les moyens. Depuis 2017, plus de 250 millions d’euros ont été alloués à l’investissement dans des projets de startup en prise de participation et incubation. De quoi dépasser le stade de l’expérimentation et faire naître de nouvelles activités. EDF Pulse Croissance vient, par exemple, d’investir dans la jeune pousse PowerUp, qui travaille sur l’amélioration de la durée de vie des batteries, pour développer un nouveau cœur de métier : le « stockage stationnaire ».

« Le défi est tellement énorme quon se doit de mobiliser tous les acteurs : les grands groupes, les PME et les startups. On a besoin de tout le monde dans cette transition énergétique », abonde Christophe Reinert, directeur dEDF Pulse Explorer, le laboratoire danticipation et dexploration de nouvelles  pratiques dinnovation de la R&D dEDF.

Chez EDF Pulse Croissance, linnovation est poussée par des startups externes mais aussi à lintérieur même de lentreprise qui encourage lintrapreneuriat. « Cest la force de notre modèle. On est un fonds de capital-risque et en même temps, on développe en interne des projets ambitieux », détaille Michel Vanhaesbroucke. Parmi lesquels Exaion, spécialisé en blockchain ; Hynamics, engagé dans l’hydrogène bas carbone et renouvelable ; ou encore Urbanomy, un cabinet de conseil qui aide les acteurs aussi bien privés que publics à concevoir des espaces urbains durables et résilients (trois projets présentés aux Electric Days, ce mardi 1er décembre). Pour les propulser sur le marché, EDF engage des capitaux et met à disposition des expertises variées et complémentaires : recherche & développement (R&D), ressources humaines, communication, service juridique et bien plus encore. En clair, offrir les ingrédients pour faire monter la mayonnaise.

Quant aux startups externes, elles bénéficient elles aussi d’avantages sans pareil. « Généralement, quand on investit dans une startup, elle est déjà en série A ou B, poursuit Michel Vanhaesbroucke. Ou en tout cas, un peu plus loin que l’amorçage technologique. Car l’idée, c’est de développer ensuite son expansion. » Pour y parvenir, EDF n’hésite pas à multiplier les synergies avec l’ensemble des métiers dont dispose le groupe. « Bien souvent, cela conclut à un accord de R&D commun mais aussi à de la coopération commerciale avec un métier du Groupe. On a un même objectif : faire en sorte que la startup se développe. On n’est pas là pour racheter les boîtes. Au contraire, il s’agit de diffuser nos savoirs, notre expertise », rassure Michel Vanhaesbroucke. Cela conduit, dans certains cas, à partager la propriété intellectuelle ; à créer de nouvelles filiales.

Vers un bénéfice d’usage ?

En revanche, tous s’accordent à le dire : certes, la transition énergétique dépendra de la  bonne collaboration entre startups et corporates, mais aussi des consommateurs eux-mêmes. « L’aspect humain va être au cœur des innovations de demain, soutient Stéphane Dupré la Tour. Sans prise de conscience de cette problèmatique par les États et les citoyens, il ne pourra y avoir de réelles avancées technologiques qui puissent changer la donne énergétique. Une technologie refusée par la société ne peut pas prospèrer. »

Or, si les Français se disent préoccupés par l’environnement et les émissions de gaz à effet de serre qu’ils estiment trop importantes, la question du pouvoir d’achat fait de la résistance. Les consommateurs se montrent vigilants sur la hausse du prix de l’énergie (Baromètre des Énergies, janvier-février 2020). « Pour que ce changement sociétal ait lieu, il faut agir sur deux leviers : soit proposer aux clients un bénéfice économique, soit un bénéfice d’usage », explique Christophe Reinert. Un point de vue que confirme Stéphane Dupré la Tour qui prend un exemple concret : « Au départ, le but d’une voiture est de nous permettre de nous déplacer. Pourtant, on voit que la voiture électrique est bien plus que cela aujourd’hui. Tesla, pour prendre un exemple, a développé une fonctionnalité “Dog Mode” qui permet de laisser à bord de son véhicule son animal de compagnie, le temps de faire une course au supermarché. Et ce même en cas de forte chaleur, grâce au maintien de la ventilation. Ici, on voit bien que l’usage premier de la voiture a été augmenté, grâce à la présence à bord d’une grande batterie. Et bien, chez EDF, on s’attèle à développer cette part servicielle complémentaire dans nos technologies. » La révolution ne fait que commencer.

Assister aux Electric Days en live

Pour retrouver et vivre de manière expérientielle les solutions innovantes du groupe EDF et de ses partenaires, pour réfléchir et s’inspirer avec des intervenants de renommée internationale qui viendront apporter leur vision et leur expertise sur les thèmes de la transition écologique, de l’innovation et du numérique, rendez-vous aux Electric Days, ce mardi 1er décembre.

Maddyness, partenaire média d’EDF