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3 février 2021
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La moitié des cadres de moins de 35 ans craignent pour leur emploi

Dans un sondage Kantar pour la CFDT-Cadres, la grande majorité des cadres français interrogés attendent de leurs employeurs une attention particulière pour les aider à mieux gérer leur stress et leur charge de travail provoqués par les crises sanitaire et économique.

L’anniversaire du premier confinement strict en France approche. Avec cette décision, entreprises et salarié·e·s ont dû s’habituer à des nouvelles méthodes de collaboration. Un accord national interprofessionnel (ANI) sur le télétravail, qui s’apparente à un guide des bonnes pratiques à destination des employeurs, a même été signé. Il n’empêche : on savait déjà que les cadres tâtonnaient avec le télétravail qui n’est pas complètement appliqué et n’est pas non plus devenu la panacée. Une nouvelle étude pour le syndicat CFDT-cadres confirme que ces managers, dans les entreprises et la fonction publique, peinent à trouver un bon équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

Réalisé par Kantar, auprès de 1 053 personnes représentatives de la population cadre, ce sondage indique que les attentes prioritaires des cadres demeurent massives sur l’équilibre vie personnelle-vie professionnelle, la reconnaissance du travail et le développement de l’expertise. « En dépit des avancées législatives, on est encore loin du compte en matière d’effectivité du droit à la déconnexion » , précise ainsi un communiqué de presse de la section syndicale de la CFDT.

7 jeunes managers sur 10 veulent apprendre à manager

Dans les chiffres, 3 managers sur 5 se sentent en difficulté pour expliciter les décisions de leur direction (ou de l’administration) et pour motiver les équipes. Les jeunes managers, encore plus, avec pour 8 d’entre eux sur 10, une forte demande de formation. Il ressort une différence de ressenti entre cadres de TPE –  500 000 en France – et autres entreprises : les premiers disent avoir subi davantage de chômage partiel tout en ayant moins de télétravail, moins de formation, ainsi qu’un déficit de soutien hiérarchique.

Face à la situation économique, 1 cadre sur 3 craint pour son emploi. Ce taux monte à 1 sur 2 pour les cadres de moins de 35 ans. Ces derniers expriment en effet une grande attente (8 jeunes cadres sur 10) pour mieux gérer leur stress et leur charge de travail. « Ceci doit être entendu des employeurs, par ailleurs responsables de la santé au travail » , appuie le syndicat. De plus, 2 jeunes cadres sur 3 aspirent à un accompagnement en matière de parcours professionnel et craignent d’avoir demain un travail peu intéressant. Enfin, 7 jeunes managers sur 10 veulent apprendre à manager.