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26 avril 2021

La bandeau de Dreem va mesurer le sommeil de Thomas Pesquet dans l’ISS

Le sommeil est essentiel à la vie humaine car il permet au corps de se reposer. Mais qu'en est-il dans l'espace et plus particulièrement dans l'ISS ? C'est à cette réponse que la startup Dreem va tenter de répondre au cours des six prochains mois avec son bandeau, qui sera testé par Thomas Pesquet.

Thomas Pesquet et trois autres astronautes américains et japonais ont rejoint samedi dernier, avec succès, la station spatiale internationale. Au cours de cette nouvelle mission de six mois, l’équipe Crew 2 sera chargée de réaliser de multiples expériences scientifiques, dont 12 pour la France. L’une d’entre elles concerne la startup Dreem et son bandeau favorisant le sommeil. 

Si s’envoler pour l’ISS est toujours un exploit qui fait frémir et rêver les astronautes, elle n’est qu’une étape vers les deux véritables objectifs des agences spatiales et des gouvernements : la Lune et Mars. Avant de tenter ces exploits, il faut s’assurer que l’on maitrise « les effets du confinement dans l’espace » , précise le CNES – centre national d’études spatiales – dans un communiqué de presse. À 408 kilomètres de la surface de la terre, les conditions de vie ne sont pas les mêmes. « Dans l’ISS, le rythme circadien est perturbé par l’alternance du jour et de la nuit toutes les 45 minutes, mais on ne sait pas si la qualité du sommeil est la même » , détaille le journal Les Echos. C’est à ce moment que la startup Dreem et son bandeau entrent en jeu.

Grâce aux électrodes sèches intégrés dans son bandeau et d’autres technologies, la startup peut mesurer l’activité cérébrale afin de faciliter l’endormissement, améliorer la qualité du sommeil profond et permettre de se réveiller plus reposé. Cette première mission de six mois va permettre d’étudier si la solution fonctionne en apesanteur et d’analyser la durée et la qualité du sommeil des astronautes. Si le test est concluant, le bandeau restera dans l’ISS afin de continuer à mesurer ces indicateurs et vérifier si les thérapies développées pour améliorer la qualité de sommeil dans l’espace, fonctionnent.

Fondée en 2014 par Hugo Mercier, qui vient de quitter l’entreprise, et Quentin Soulet de Brugière, Dreem a fait appel à de nombreux chercheurs et spécialistes des neurosciences pour développer son bandeau. Elle a d’ailleurs déposé plus de 20 brevets à l’INPI et levé 57 millions d’euros depuis son lancement.  Sa présence au sein de la station spatiale internationale pourrait bien raviver l’intérêt des particuliers comme des professionnels pour l’entreprise, une bonne nouvelle face à la concurrence croissante sur le marché du sommeil.