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Temps de lecture : 02'45''
10 novembre 2021
Klaxoon

Klaxoon tire les enseignements de la pandémie et s’envole en Amérique

Grâce au confinement, le travail hybride s'installe durablement en entreprise, au profit de Klaxoon. La startup du Next40 annonce le lancement d'un nouveau produit et son expansion aux États-Unis où son fondateur, Matthieu Beucher, s'est récemment installé.

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Qui n’a jamais assisté à une réunion où 90% des participants n’ont pas pris la parole ? Où aucun objectif clair et pertinent n’a été décidé ? La réunionnite française n’est plus une surprise mais elle se tue à petit feu selon le fondateur de Klaxoon. « La réunion est morte » , lance t-il. Une affirmation qui s’appuie sur le changement de comportement de ses clients au cours des 18 derniers mois.

« Lorsque nous nous sommes lancés en 2015 [avec pour ambition de rebattre les cartes de la réunion classique, ndlr], notre concept ne passionnait pas les foules, seuls les spécialistes comprenaient notre apport » , reconnaît Matthieu Beucher. Mais 18 mois de confinement ont eu raison des temps d’échange où deux personnes monopolisent la parole devant une assistance à moitié endormie. « Les entreprises font face à trois enjeux majeurs : fonctionnement hybride, contextes complexes et des cycles de décision rapides » , met en exergue Matthieu Beucher. La réunion hebdomadaire ne répond plus à ce besoin. Durant la pandémie, des clients de Klaxoon ont commencé à travailler en « mode workshop«  afin de fluidifier les échanges entre collaborateurs et équipes. Cela consiste à quitter « le modèle pyramidal et ouvrir son organisation à l’extérieur en créant un collectif à dimension variable en fonction des enjeux et des objectifs à atteindre. On peut ainsi faire entrer des partenaires et des personnes extérieures essentielles pour un objectif spécifique du projet » , développe Matthieu Beucher. François Gabart a utilisé cette méthode pour développer sa PME Mer Concept, le Crédit Agricole également, tout comme Microsoft.

Pour aider les sociétés a s’emparer de ce sujet, la startup a lancé un nouveau produit, the Workshop platform, comprenant une centaine de template prêts à l’emploi pour collecter des données, réaliser une matrice de gestion de projets, etc. D’autres outils viennent compléter la plateforme : un système de « timer » pour obliger à respecter les délais, le mémo pour partager des informations, des sondages, des quizz, la génération d’un compte-rendu après chaque réunion et surtout la possibilité de connecter n’importe quel écran à la solution. Cette workshop platform a pour ambition de devenir « l’épine dorsale » de la gestion de projet en offrant la possibilité de se connecter avec les autres outils de la société comme Teams, Salesforce, etc. Tout comme le reste de la plateforme Klaxoon, « la solution s’adresse autant aux grands groupes, qu’aux entreprises plus modestes mais aussi aux services publics » , souligne Matthieu Beucher. Et ces derniers sont apparemment très demandeurs. « Nous grandissons deux fois plus vite sur ce marché que sur les autres » .

Cap sur l’Amérique

L’autre grande stratégie de développement de Klaxoon est son expansion aux États-Unis. Pour passer un cap et convaincre davantage de sociétés comme Microsoft, son fondateur s’est installé à Boston. « C’est le pays historique du logiciel qui donne le ‘La’ en la matière » , confie t-il. C’est pourquoi la startup y a déjà posé un pied il y a quelques années. L’objectif est désormais d’y renforcer l’équipe en recrutant une centaine de personnes notamment dans le marketing et le commercial. « Ils sont déjà très à l’aise avec l’hybridation » , souligne Matthieu Beucher, persuadé que Klaxoon pourra facilement convaincre un grand nombre de sociétés américaines au cours des prochains mois. D’autres recrutements sont prévus en France, une centaine dans la R&D et le commercial, ce qui devrait faire grimper le nombre de salariés à 500, l’entreprise en comptant actuellement 300 -250 en France, 20 aux Etats-Unis et 30 dans le reste du monde.

Article écrit par Anne Taffin
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