Actus#cybersecurité
Temps de lecture : 02'37''
14 février 2022
Gatewatcher
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Gatewatcher déploie son outil de détection des cyberattaques à travers le monde

Gatewatcher se donne les moyens de ses ambitions. La startup parisienne, spécialiste de la cybersécurité, a levé 15 millions d’euros en equity et 10 millions d’euros en dette afin de poursuivre le déploiement de ses solutions de détection des cyberattaques partout dans le monde. Elle prévoit de tripler ses équipes, notamment commerciales.

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L’actu

C’est une première pour le Parisien Gatewatcher. L’éditeur de logiciels de cybersécurité, créé en 2015, n’avait jusqu’ici jamais levé de fonds. C’est chose faite avec l’annonce, ce lundi 14 février 2022, d’un tour de table de 15 millions d’euros auprès du fonds Kepler Cheuvreux Invest. L’opération est complétée par un financement en dette à hauteur de 10 millions d’euros. Gatewatcher commercialise des solutions spécialisées dans la détection d’intrusions dites « avancées ». Ces dernières s’adressent aussi bien aux entreprises qu’aux institutions publiques ou autres organisations critiques. Co-fondateur et directeur général, Jacques de la Rivière s’est réjoui, dans un communiqué, de voir entrer au capital de la startup un acteur « dont l’expertise technologique et l’empreinte européenne permettront [à Gatewatcher] d’asseoir sa position de leader du marché de la cyberdétection en Europe ».

Les solutions

Le produit phare de Gatewatcher, nommé AlonIQ, est une plateforme NDR (Network Detection & Response) qui associe l’intelligence artificielle à des fonctions de cartographie pour la protection des infrastructures numériques et du cloud contre les cybermenaces. Sa solution Trackwatch, qui a été qualifiée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) en 2019, permet d’assurer la protection des opérateurs d’importance vitale. En parallèle, la plateforme de renseignement des cybermenaces LastInfoSec offre des informations sur les menaces ciblant un secteur ou une organisation spécifiques. De quoi apporter une réponse à l’évolution permanente du visage que prennent les menaces en réduisant les fausses alertes tout en augmentant la capacité de réaction des analystes.

Ce à quoi va servir ce tour de table

Gatewatcher compte plus de 70 salariés en France, comme à l’international, en Europe et en Afrique du Nord, en Asie et au Moyen-Orient. La levée de fonds annoncée ce jour doit notamment lui permettre d’ouvrir « 200 nouveaux postes en France et dans le monde dans les prochains mois ». La startup, qui rappelle s’être « auto-financée depuis sa création » ainsi qu’afficher « une forte croissance » – sans donner de chiffre précis –, entend aller au-delà de sa seule expansion internationale en planchant sur des « offres techniques » pour répondre aux besoins des entreprises, quelle que soit leur taille. « Pour obtenir une vision à 360° des cybermenaces, nos solutions combinent des algorithmes d’apprentissage automatique avec différentes méthodes d’analyse du trafic réseau » , souligne Jacques de la Rivière, qui avance que celles-ci sont « conçues pour être évolutives et opérationnelles » sans délai.

Pour mémoire, Gatewatcher intégrera, dans les prochains jours, le Campus Cyber. Ce lieu voulu par le gouvernement, situé au cœur du quartier d’affaires de la Défense, a pour but de rassembler diverses entreprises du secteur – aussi bien des startups que des PME et des grands groupes –, des services de l’État, organismes de formation, acteurs de la recherche et associations. Son objectif : accélérer la circulation de l’information entre les professionnels pour permettre aux futures pépites de croître. Le président du campus et ex-patron d’Orange Cyberdéfense, Michel Van Den Berghe, avait indiqué en septembre 2021 à Maddyness que « l’intérêt pour elles est de se faire connaître par les industriels, afin qu’ils puissent développer des offres à partir de leurs technologies ». Et d’ajouter : « Faire partie de l’offre de Thales ou Capgemini est un accélérateur extraordinaire pour les petites entreprises. » 

Article écrit par Arthur Le Denn
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