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15 décembre 2021
Photo par Philipp Katzenberger via Unsplash

Le campus cyber de la Défense ouvrira ses portes mi-février

Le bateau amiral de la cybersécurité ouvrira ses portes début 2022. Il doit permettre de doper les échanges entre startups et grands comptes pour faire émerger des solutions robustes.

Le campus cyber, une tour de 26.000 mètres carrés à la Défense rassemblant la fine fleur de la cybersécurité française sera ouvert à partir de la mi-février, a indiqué mardi son président, Michel Van Den Berghe. « Nous pensons que nous ouvrirons le campus le 15 février », a-t-il déclaré dans une conférence de presse en compagnie notamment de Guillaume Poupard, le directeur général de l’Anssi, l’agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information.

Voulu par Emmanuel Macron, le campus cyber rassemblera des représentants d’entreprises de cybersécurité de toute taille – de la startup aux géants-,  des services de l’État, d’institut de recherche comme l’Inria et d’écoles spécialisées. Le but est de créer un environnement favorable pour l’innovation technologique et le rayonnement de la filière cyber française. À terme, entre 1600 et 1700 personnes travailleront sur le campus, dont 30% représentant des grandes entreprises et 25% des services de l’État (Agence nationale de la sécurité informatique, gendarmerie, police ou services de renseignements, militaires du Comcyber), selon les chiffres présentés par Michel Van Den Berghe.

L’espace dans la tour sera réparti entre espaces privatifs pour les grands acteurs et espaces partagés pour les autres. L’Anssi en particulier bénéficiera de l’un des treize étages de la tour, avec un effectif d’environ 80 personnes, selon Guillaume Poupard. Les entreprises non-européennes qui voudront disposer de leurs propres locaux auront leur propre étage. « C’est vraiment un point sur lequel on travaille aujourd’hui », a expliqué mardi Michel Van Den Berghe. « On cherche à voir comment faire venir de grands acteurs du numérique international. »

Un incubateur et un fonds d’investissement en amorçage

Le but est d’arriver à travailler sur « 20 à 30 projets » de jeunes pousses par an, pour parvenir à en lancer effectivement une dizaine sur la même période, a indiqué Christophe Dumoulin, qui pilotera l’incubateur. Un fonds doté de « 8 à 10 millions d’euros » a été créé pour contribuer à hauteur de 300.000 euros aux jeunes pousses, a-t-il indiqué.

Plusieurs groupes de travail thématiques associant plusieurs résidents du campus ont déjà commencer à fonctionner. Ces groupes travaillent notamment sur l’utilisation de l’intelligence artificielle en cybersécurité, ou bien sur une plateforme d’échange d’informations sur les attaques en cours, selon le campus cyber.

Maddyness avec AFP