1 juin 2022
1 juin 2022
Temps de lecture : 3 minutes
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Alven capte 350 millions d’euros pour financer les opérations d'amorçage

La société de capital-risque Alven, connue de l’écosystème pour avoir contribué à l’émergence de licornes, a levé 350 millions d’euros. Elle continuera à financer des entreprises en amorçage et s’intéresse aux tendances qui émergent autour du Web3, des cryptomonnaies ou de la ClimateTech. Elle élargit aussi son prisme à toute l’Europe.
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Vincent Nageotte

C’est l’une des sociétés de capital-risque les mieux identifiées de l’écosystème tech. Alven annonce ce mardi 31 mai 2022 avoir bouclé son plus gros fonds à date, à hauteur de 350 millions d’euros. C’est 100 millions de plus que le précédent, levé en 2017. Ce véhicule, Alven VI, vise à financer des entreprises en phase d’amorçage – jusqu’à la série A. La structure, qui a fêté ses 22 ans, revendique "le plus gros fonds early stage jamais levé en France". Alven s’est taillé une renommée en investissant très tôt dans des entreprises ayant, depuis, connu le succès. C’est le cas des Françaises Qonto, Algolia et Ankorstore, ainsi que de l’Américano-Irlandaise Stripe, devenues des licornes.

Des tickets de 100 000 à 15 millions d’euros

Alven affirme avoir soutenu quelque 160 entreprises en Europe et aux États-Unis, depuis sa création. Avec son nouveau fonds, la société de capital-risque continuera à investir des tickets s’étalant de 100 000 à 15 millions d’euros. Elle n’hésite d’ailleurs pas, selon ses dires, à participer aux opérations de refinancement des startups de son portefeuille. Alven met également en avant de belles sorties : "Nous en avons réalisé 70, parmi lesquelles les ventes récentes de Sqreen à Datadog, de Cardiologs à Philips et de Frichti à Gorillas." Tout en admettant que "la plupart de ces succès sont liés à la French Tech" , la société de capital-risque ambitionne de renforcer son activité à l’international. Un bureau a été ouvert à Londres (Royaume-Uni) et ses équipes d’investissement vont s’étoffer en conséquence. Alven VI prendra un prisme européen : le fonds a investi dans des sociétés britanniques, finlandaises, suédoises, polonaises et suisses. Il ne se privera pas d’appuyer "des entrepreneurs européens établis aux États-Unis et faisant preuve d’une expertise".

Afin de doper l’activité des entreprises de son portefeuille, Alven "dispense des conseils à l’égard de leurs dirigeants, donne accès à des benchmarks concernant l’industrie locale, des contenus visant à leur permettre de passer à l’échelle plus rapidement, ainsi qu’à des pools de talents exclusifs". Le fonds insiste sur ce dernier point, arguant que "le marché des talents étant très compétitif par nature, ce positionnement a été une des clés de notre succès". Un élément qui explique, d’après Alven, ses "multiples partenariats avec des fonds américains de premier plan". À travers son nouveau fonds, la société de capital-risque entend mettre l’accent sur "de nouveaux secteurs en vogue, tels que les cryptomonnaies, le Web3 ou bien la ClimateTech". De premiers investissements ont été réalisés en ce sens, dans les jeunes pousses Kaiko, Mindee, MyTraffic, Carbonfact et Stoïk. Un ajustement de son positionnement historique, qui s’articulait déjà autour des secteurs de la FinTech, de l’e-commerce, des logiciels d’entreprise et du divertissement.