« 3 millions de Français ont de l’eczéma. C’est la deuxième maladie de peau dans le monde après l’acné et 77 % des personnes malades n’ont plus confiance dans les traitements traditionnels », assure Saskia Slama, qui « vit avec ce problème depuis la naissance. » « Je mettais toujours les mêmes crèmes pour essayer de me soigner, mais les plaques revenaient et à un moment, le traitement n’a plus fonctionné. Alors, j’ai tenté de me soigner naturellement », raconte l’entrepreneuse, qui a ensuite créé Pomad.

A force de tests et d’échanges avec des naturopathes ou des nutritionnistes, Saskia Slama a découvert des mélanges à base de plantes et de nutriments qui ont permis à sa peau de se régénérer. « L’eczéma n’est pas le problème mais la conséquence d’un déséquilibre plus profond », souligne la fondatrice, qui, après deux ans et demi de R&D a lancé sur le marché sa marque pour lutter contre l’eczéma et le psoriasis. 

10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2027 

En 2024, grâce à ses huiles, ses compléments alimentaires et sa poudre d’argile vendus uniquement en ligne, Pomad a réalisé 900 000 euros de chiffre d’affaires. La société termine sa deuxième année d’exercice avec près de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires et vise déjà 5 millions en 2026 puis 10 millions en 2027. « Nous sommes rentables depuis le début. Sur 19 mois, nous avons 50 % de nos clients qui reviennent sur le site », assure la fondatrice, qui a demandait 150 000 euros pour 5 % de son capital aux membres du jury de l’émission « Qui veut être mon associé? » diffusée ce jeudi 15 janvier.

Avant même la fin des questions-réponses, Jean-Michel Karam a surpris tout le monde en annonçant qu’il voulait faire partie de l’aventure. Une volonté partagée par Kelly Massol, qui a négocié 5% supplémentaires en bons de souscription d'actions (BSA). Finalement, l’entrepreneuse a choisi de s’associer à Jean-Michel Karam, pour « son enthousiasme autour du projet, et sa volonté de se concentrer sur le digital, sans chercher à commercialiser rapidement les produits en pharmacies ou dans le commerce », précise Saskia Slama. 

Poursuivre la R&D et aller à l’international 

Car l’objectif pour la fondatrice est, avant tout, de structurer une équipe, en recrutant au moins deux personnes, dans le marketing digital notamment. Mais aussi de poursuivre ses travaux de R&D pour lancer de nouvelles innovations. « Je travaille sur un soin lavant pour le corps et sur une gamme capillaire pour soulager l'eczéma, le psoriasis et les irritations du cuir chevelu », précise-t-elle. 

Dans le même temps, la startup ambitionne d’aller rapidement à l’international. « En Europe, voire aux Etats-Unis », précise la fondatrice, qui envisage de traduire son site dans différentes langues. « Pour nous, l’enjeu est d’aller chercher toutes les personnes sujettes à l'eczéma et au psoriasis dans le monde entier. Le marché est énorme », assure-t-elle.