Quelques mois après sa création, Notom officialise une première levée de fonds de 2 millions d'euros. L'opération est menée par le fonds européen SistaFund, avec la participation de Kima Ventures, Olympe Capital et de plusieurs business angles issus du monde industriel. Parmi eux, figure notamment Aude Guo, directrice générale d'Innovafeed, startup française spécialisée dans la protéine d'insectes.
Ce financement doit permettre à la jeune pousse d'accélérer le développement de son logiciel, de renforcer ses équipes techniques, qui comptent aujourd'hui une dizaine de personnes, et de déployer sa solution chez ses premiers clients industriels. Notom indique déjà travailler avec plusieurs acteurs du secteur agro-alimentaire, sans préciser le nombre ni les montants des contrats signés. Dans le secteur de l'agro-alimentaire, les équipements sont en effet nombreux, les marges parfois limitées et les enjeux de performance élevés. La jeune pousse s’adresse aussi bien à des PME industrielles qu’à des groupes de plus grande taille.
"Notom, c'est près de six mois d'existence, de premiers clients industriels en France et une ambition clair (...) Nous sommes très fiers d'accueillir à notre capital des investisseurs de premier plan " se félicite Paola Fedou, CEO et cofondatrice de Notom.
À l'origine de cette levée, deux fondateurs. Paola Fedou et Jean-Philippe Gross, ingénieurs de formation et anciens salariés d'Innovafeed. Tous deux ont travaillé sur des projets d'automatisation de sites industriels de grande taille, en France comme à l'international. Une expérience qui, selon eux, a nourri la création de Notom en 2025.
La startup s'attaque à un problème courant dans l'industrie. La startup veut faire évoluer des systèmes industriels de production, souvent anciens et peu compatibles avec les outils numériques actuels.
Moderniser les usines sans remplacer les machines
Pour cela, la jeune pousse développe un logiciel, conçu pour connecter les équipements de production aux outils informatiques modernes. L'objectif principal étant de permettre aux industriels d'exploiter les données issues de leurs machines sans avoir à remplacer leurs installations. En effet, dans beaucoup d’usines, remplacer entièrement les systèmes d’automatisation représenterait des coûts très élevés et des arrêts de production prolongés. Notom propose donc une approche progressive : connecter ce qui existe déjà, plutôt que repartir de zéro.
La startup se rémunère via la vente de sa plateforme aux industriels, sous forme de licences logicielles et de contrats de déploiement. Elle accompagne ensuite les sites de production dans la durée, en surveillant le fonctionnement des machines et en améliorant l’efficacité des lignes de production. Grâce à la plateforme, les industriels pourront progressivement intégrer des outils d'intelligence artificielle permettant de faciliter chaque tâche.
Des ambitions européennes
La réindustrialisation, la hausse des coûts de l’énergie et la pénurie de compétences techniques poussent les industriels à mieux exploiter leurs équipements existants.
À moyen terme, Notom ambitionne d’élargir son champ d’action à d’autres secteurs industriels et de devenir un acteur reconnu de la modernisation des systèmes d’automatisme en Europe. La priorité reste toutefois le marché français, avec une montée en charge progressive et un développement centré sur des usages industriels.