Revoilà Raphaël Vullierme ! Deux ans après la reprise mouvementée de Luko, assurtech tricolore qui ambitionnait de dépoussiérer l’assurance habitation, par Allianz, l’entrepreneur français revient sur le devant de la scène en rejoignant Hexa, le célèbre startup studio franco-belge désormais dirigé par Matthieu Gombeaud.
Au sein de la structure, il devient Partner pour lancer des startups prometteuses dans l’intelligence artificielle dans le cadre de «Start», le programme historique de création de jeunes pousses popularisé avec eFounders pour lancer chaque année une douzaine de sociétés. Sans surprises, ces entreprises devront avoir une approche mondiale d’entrée de jeu, en s’appuyant sur Hexa comme tremplin pour déployer leurs ailes sur le marché américain.
En tant que Partner, Raphaël Vullierme s’attèlera à mettre sur orbite des projets autour de l’IA physique, principalement sur les segments de la défense et de la robotique, mais aussi dans la santé et la finance. «L’objectif est de créer trois boîtes cette année», indique-t-il. En cours de création, la première entreprise se positionne sur le segment de «l’IA comme acheteur» (AI-as-a-Buyer), avec l’ambition de permettre aux institutions financières de distribuer leurs produits directement au sein d’agents IA. «Les stacks actuelles sont pensées pour des acheteurs humains. Mais les décisions d’achat sont déjà de plus en plus effectuées grâce à des analyses d’IA. Demain, chaque entreprise devra apprendre à vendre à travers l’IA», estime l’entrepreneur français, qui a aussi investi dans une vingtaine de startups en Europe et aux États-Unis, comme Tomorro, Stoïk, Finary et Orus, en tant que business angel et scout pour Accel.
L’Hexa House, la maison des entrepreneurs du startup studio à San Francisco
Pour construire ces jeunes pousses AI-first, Raphaël Vullierme pourra s’appuyer sur l’Hexa House, qui a ouvert ses portes en janvier à San Francisco. Avec cette maison, Hexa entend proposer des immersions de trois aux entrepreneurs du programme Start pour bénéficier d’un accès direct à l’écosystème IA de San Francisco. «C’est un très bon moyen de se connecter à l’écosystème de la Silicon Valley. Car débarquer à San Francisco quand on a 27 ans et peu d’argent, c’est assez dur. Avec l’Hexa House, c’est l’occasion d’aller attaquer le marché américain dès le premier jour et d’industrialiser cette approche», se réjouit le nouveau Partner. «Petit à petit, on instaure des moments de vie, comme le ‘Sunday Roast’ ou des apéros avec des entrepreneurs, comme avec la fondatrice de Lago, Anh-Tho Chuong. C’est un peu une ‘Hacker House’ à la française», ajoute-t-il.
C’est donc entre Paris et San Francisco que Raphaël Vullierme construit le nouveau chapitre de sa vie entrepreneuriale. «Je ne voulais pas forcément être VC. Avec Hexa, j’évolue dans plusieurs univers, c’est plaisant. En tant qu’ingénieur, c’est un job de rêve. Et avec ce qui se passe autour de l’IA, c’est assez chouette d’arriver sur le marché avec le bon timing en adressant les bonnes problématiques», se réjouit-il. En tout cas, il compte bien imposer Hexa et sa maison californienne comme des piliers de l’entrepreneuriat à la française dans la Silicon Valley. «On est encore personne, il y a tout à créer et c’est super excitant», confie l’entrepreneur tricolore depuis San Francisco.