« Notre classement TECH 500 est en plus forte croissance par rapport à l'an passé. Ce qui est une très bonne nouvelle. Ça ne reflète sans doute pas la réalité de l’ensemble de la French Tech, mais ça montre qu’il reste des leaders qui accélèrent fortement.  » souligne Thomas Bénard, CEO de Data Recrutement, à l’origine de ce classement, que Maddyness vous présente en intégralité ci-dessous. Celui-ci sert notamment de boussole pour les candidats qui recherchent à rejoindre des entreprises en forte croissance, pour des carrières plus rapides. 

Il intervient en effet dans un contexte complexe. D’après le baromètre publié par France Digitale et EY, si l’écosystème français reste créateur de postes, avec 1,45 million d’emplois, en hausse de 11,5 % sur un an, le rythme ralentit nettement par rapport aux années précédentes. La raréfaction des levées de fonds, liée notamment au maintien de taux d’intérêt élevés, pousse souvent les startups à privilégier la rentabilité, et donc freiner les recrutements massifs. Il faut dire aussi que l’instabilité géopolitique et les incertitudes réglementaires accentuent la prudence des acteurs du secteur.

Une croissance qui surperforme l’économie française

Par rapport à l’année précédente, l’édition 2026 affiche en tout cas une progression globale de 33 % des effectifs des entreprises classées, contre 27 % l’an dernier. Thomas Bénard précise tout de même que le seuil d’entrée dans le classement était de 11 % de croissance cette année, excluant plusieurs scale-ups pourtant bien établies.

Au total, le TECH500 a généré 11 643 créations d’emplois. Parmi les locomotives du classement, l’entreprise d’intelligence artificielle Mistral AI signe la plus forte contribution en volume avec 417 recrutements, soit une hausse de 154 % de ses effectifs. En croissance, la startup nordiste Battri, spécialiste du recyclage des batteries lithium-ion, domine avec une progression spectaculaire de 237 %. Elle prévoit de plus que doubler de taille, en passant de 11 salariés à 26 cette année. Elle est suivie par Kolecto, solution de gestion des TPE-PME, qui prévoit elle d'embaucher près de 90 personnes (+189%) cette année. Foodflow, néodistributeur pour les professionnels de la restauration, ferme la marche du podium, avec une croissance de 184%. 

Qevlar Ai, pépite française de la cybersécurité, et Getvocal Ai, qui conçoit des agents IA, sont 4ème et 5ème de ce classement, en terme de croissance, avec respectivement 29 recrutements à venir pour l’une (+181%) et 34 pour l’autre. 

Du côté des poids lourds de la tech française et des licornes, l’entreprise de logiciels Orisha, avec 1 646 salariés (+21 %), se place en tête, suivie par Voodoo (951 salariés, +24 %) et Pennylane (934 salariés, +45 %).

Les logiciels B2B dominent, l’industrie et la santé accélèrent

Sans surprise, les solutions logicielles B2B constituent toujours le cœur de la croissance, représentant 39 % du classement. Cette domination confirme la transformation durable des workflows d’entreprise portée par la digitalisation des fonctions internes.

Mais l’édition 2026 se distingue aussi par la montée en puissance de trois secteurs : l’industrie et la supply chain, qui gagnent 35 entreprises supplémentaires, la HealthTech (+18) et la FinTech (+12). À l’inverse, la MarTech marque le pas, avec seulement 13 nouveaux entrants. L’ensemble des secteurs affiche néanmoins une accélération de la croissance des effectifs, oscillant entre 28 % et 33 %. Le segment Impact conserve la première place en matière de dynamisme, due à la place croissante des technologies liées à la transition écologique et énergétique.