Début d’année intense pour Elaia. Quelques semaines après avoir lancé son cinquième véhicule d’investissement Digital Venture (DV5) avec un premier closing à 120 millions d’euros, la société de capital-risque annonce un closing final à 134 millions d’euros pour son fonds Deep Tech Seed 3 (DTS3).

Lors du lancement de ce dernier il y a tout juste un an, Elaia avait annoncé un premier closing à 60 millions d’euros et avait fixé pour objectif de doubler la mise. Contrat rempli. «Investir dans la deeptech est inscrit dans l'ADN d'Elaia : le track record de nos fonds précédents confirme que le moment est venu de passer à la vitesse supérieure», estime Xavier Lazarus, Managing Partner chez Elaia.

Pour rappel, ce véhicule d’investissement avait été lancé en partenariat avec l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL), l’Inria et d’autres institutions de recherche européennes, comme le Barcelona Supercomputing Center (BSC). Depuis son lancement, il a permis d’investir dans 11 startups, dont GetVocal, qui veut aider les entreprises à construire des effectifs hybrides humains-agents IA. Cette société a levé 26 de dollars en novembre dernier.

3 domaines de prédilection en 2026

A terme, Elaia espère financer avec DTS3 une quarantaine de startups B2B de la deeptech en phase de pré-amorçage et d'amorçage en Europe. En 2026, Elaia veut mettre l’accent sur trois domaines avec ce véhicule d’investissement : l'avenir de l'informatique (IA, cybersécurité, semi-conducteurs, quantique…), l'avenir de l'industrie (IA physique, robotique, matériaux, énergie…) et l'avenir des sciences de la vie (biotech, santé numérique, dispositifs médicaux…).

«Après près de vingt ans à accompagner des fondateurs de deep tech, nous assistions à une accélération de l'innovation qui rivalise les meilleurs écosystèmes mondiaux. De Zurich à Paris, avec l'émergence de pôles d'innovation à travers le continent, la deeptech européenne atteint des sommets», observe Anne-Sophie Carrese, Managing Partner d'Elaia en charge de la verticale deeptech.