Après Antoine Griezmann, c’est une autre star tricolore du ballon rond qui a officialisé son entrée au capital d’Alan. En effet, Kylian Mbappé, invité de prestige de la keynote de l’entreprise française qui fêtait ses dix ans ce lundi au Musée du Quai Branly à Paris, a annoncé à son tour investir dans la société qui bouscule le marché de l’assurance-santé.
Pour entrer au capital d’Alan, l’attaquant du Real Madrid s’est appuyé sur son fonds Coalition Capital. Une investissement réalisé dans le cadre du tour de table de 100 millions d’euros annoncé par Alan il y a quelques jours. Cette opération valorise désormais l’entreprise à 5 milliards d’euros. Si le montant de la participation du capitaine de l’équipe de France n’a pas été dévoilé, il serait cependant «significatif», selon Jean-Charles Samuelian, co-fondateur et CEO d’Alan.
Déjà investisseur de Sorare
L’investissement de Kylian Mbappé est doublé d’un partenariat pour faire rayonner Alan en France et à l'international, et co-construire des services proposés dans l’application destinée aux 1,1 million de membres de la société française. «Comme dans le sport, j'ai envie de construire dans la durée en m'investissant dans des projets cohérents avec mes valeurs. Quand on parle de prévention et de santé, c'est essentiel dans mon métier», a expliqué sur scène le joueur originaire de Bondy.
Parmi les premières activations autour de ce dernier, les utilisateurs d’Alan pourront, dès avril, «défier» Kylian Mbappé dans l’application mobile d’Alan pour bouger au rythme de l’attaquant. S'ils le battent au nombre de pas quotidiens, ils pourront participer à un tirage au sort pour le rencontrer en personne. En parallèle, des quiz interactifs permettront de dévoiler les routines santé de l'ancien joueur du PSG, et Mo, l’assistant de santé d'Alan piloté par l’IA, s'appuiera sur ces dernières pour distiller des recommandations adaptées à la vie réelle de chaque membre. «L’objectif pour chacun, notamment dans cette salle, c’est qu’ils soient les champions de leur propre vie», a-t-il assuré. D'autres dispositifs dans la même veine dédiés à la prévention, à la concentration, à la gestion du stress, à la nutrition, au sommeil ou encore à l’activité physique devraient voir le jour par la suite.
Ce n’est pas la première fois que la star de l’équipe de France s’engage aux côtés d’un acteur de la French Tech. Dès 2022, il avait investi dans Sorare, entreprise dont il était également devenu ambassadeur.
Acquisition d’Aro pour accélérer dans la santé préventive
Outre la présence de Kylian Mbappé, Alan a profité de cette soirée au Musée du Quai Branly pour faire le point sur son développement et délivrer quelques annonces. Ainsi, la société a notamment dévoilé le rachat d’Aro, startup spécialisée dans la santé préventive. Gaspard Hauet, co-fondateur de cette dernière, est d’ailleurs intervenu sur scène pour présenter Alan Précision, un nouveau service pour réaliser des bilans sanguins approfondis, deux fois par an. Dans ce cadre, plus de 80 biomarqueurs sont analysés chez l’utilisateur pour identifier des signaux faibles de carences physiques et de maladies chroniques, et concevoir en conséquence des plans d’actions personnalisés pour améliorer son état de forme. «C’est une boussole pour atteindre son plein potentiel de santé», a estimé Gaspard Hauet.
Alan Precision sera lancé cet été au prix de 249 euros. Il est d’ores et déjà possible de s’inscrire sur liste d’attente. Un nouveau service qui permet à Alan de se positionner face à d’autres startups de la santé préventive, comme Zoï, Kor et Lucis. A titre de comparaison, un check-up ultra-complet avec Zoï, société lancée par Ismaël Emelien grand artisan de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron en 2017, coûte entre 980 et 3 600 euros, mais avec des examens cliniques et d'imagerie approfondis dans un centre dédié. Un prix qui s'élève de 190 à 490 euros avec Lucis pour un bilan sanguin, urinaire et salivaire.
Rentabilité en France
Dix ans après sa création, Alan a engrangé 785 millions d’euros de revenus annuels récurrents (ARR) l’an passé, contre 505 millions en 2024, et vise le milliard cette année. La société affirme avoir atteint la rentabilité sur le marché français et l’espère au niveau de l’ensemble du groupe d’ici 2027.
Présente dans quatre pays (France, Belgique, Espagne et Canada), elle compte désormais environ 800 salariés, dont la plupart étaient présents ce lundi au Musée du Quai Branly pour fêter la première décennie d’existence de la licorne française. Jean-Charles Samuelian, le patron d’Alan, a d’ores et déjà donné rendez-vous dans dix ans. Comme la célèbre chanson de Patrick Bruel.