Entre Emmanuel Macron et VivaTech, l’histoire d’amour se poursuivra jusqu’au bout. Soutien de la première heure du salon parisien, le président de la République a confirmé sa participation à la 10e édition de la grand-messe européenne de la tech. Il perpétue ainsi sa tradition de venir quasiment chaque année à VivaTech. Il y a deux ans, il avait dû renoncer à l’événement pour s’envoler vers la Nouvelle-Calédonie, alors théâtre de graves émeutes.
Lors de cette 10e édition de VivaTech, le chef de l’État en profitera pour s’exprimer sur la scène principale (Theater) le jeudi 18 juin. «Emmanuel Macron s'exprimera sur les grands enjeux qui définissent l'avenir de l'IA et la place de l'Europe dans la compétition technologique mondiale», indique l’équipe de VivaTech. Une manière pour le locataire de l’Élysée de s’inscrire dans le sillage de ses interventions au Sommet pour l’Action sur l’IA en février 2025, durant lequel il avait annoncé 109 milliards d'euros d'investissements en France, et Adopt AI, où il avait défendu la «préférence européenne» pour rester dans la course à l’IA.
Narendra Modi au rendez-vous pour la dernière de Macron à VivaTech
A VivaTech, Emmanuel Macron devrait croiser une tête bien connue, puisque le Premier ministre indien Narendra Modi sera la partie. Les deux chefs d’État avaient organisé ensemble le Sommet de Paris sur l’IA l’an passé, avant que l’Inde n’accueille à son tour un sommet du même acabit à New Delhi en début d’année. Emmanuel Macron et Narendra Modi tentent de dessiner un chemin commun sur l’IA et d’embarquer de nombreux pays dans leur sillage pour favoriser une IA responsable et inclusive afin de proposer une voie alternative pour contre-balancer l'approche débridée des États-Unis et de la Chine.
Pour Emmanuel Macron, ce VivaTech 2026 aura forcément une saveur particulière puisqu’il s’agira de son dernier en tant que président de la République. L’an passé, il avait profité du salon parisien pour échanger avec Jensen Huang, le PDG de Nvidia, et Arthur Mensch, le patron de Mistral AI. Le chef de l’État avait aussi lancé une déclaration enflammée à l’écosystème tech de l’Hexagone, alors qu’il est décrié par une bonne partie des entrepreneurs depuis la dissolution de l’Assemblée nationale il y a deux ans. Emmanuel Macron tentera donc de conclure sur une bonne note cette relation de dix ans avec la French Tech en tant que président de la République.