A deux jours de l’ouverture de VivaTech, la nouvelle promotion du Next 40/French Tech 120 se dévoile. En effet, Anne Le Hénanff, ministre déléguée en charge de l’IA et du Numérique, a présenté la nouvelle version de l’indice qui vise à mettre en lumière les 120 startups à plus fort potentiel de l’écosystème tricolore. Dans ce cadre, elle s’est rendue dans les locaux d’Aqemia, membre du Next 40 qui cherche à inventer les médicaments de demain au travers de la recherche des molécules thérapeutiques les plus efficaces.
Si Anne Le Hénanff a choisi cette société pour dévoiler cette nouvelle promotion, ce n’est pas par hasard. En effet, l’accent a été mis sur les innovations de rupture pour cette 7e édition de l’indice. Dans ce cadre, des critères d’innovation ont été ajoutés, avec une attention accrue portée sur les dépôts de brevets, les dispositifs publics de soutien à l’innovation, comme ceux accordés par Bpifrance et dans le cadre de France 2030, ainsi que les dispositifs fiscaux dédiés à la R&D (CIR, CII…).
Un comité de sélection pour désigner les lauréats du Next 40
C’est ensuite la performance financière qui a fait la différence, puisque les startups candidates devaient avoir réalisé au moins 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et 15 % de croissance annuelle en moyenne sur trois ans, ou avoir levé au moins 20 millions d’euros au totale entre janvier 2022 et mai 2026. A l’arrivée, ce sont 60 places qui ont été attribuées par chiffre d’affaires 2025 décroissant et 60 selon le cumul de levées de fonds décroissant.
Ce sont ensuite 80 sociétés sur les 120 qui ont été isolées (celles qui ont généré le plus de revenus, levé le plus de fonds et recruté le plus de salariés). Pour n’en retenir que les 40 amenées à constituer le Next 40, un comité de sélection a été mis en place. Ce dernier a réuni des représentants de Bpifrance, de France Digitale, d’Euronext, de France Deeptech, de Capgemini et de la Direction générale des entreprises. A l’arrivée, il y a 34 entrants au total dans le French Tech 120, dont 15 pour le Next 40.
38 % d’entreprises deeptech dans le Next 40
Ce Next 40 «new look» compte ainsi 38 % d’entreprises deeptech (contre 8 % un an plus tôt), dont les leaders tricolores de l’IA que sont Mistral AI, AMI Labs, H ou encore Pigment, ainsi que des acteurs du quantique comme Alice & Bob, Pasqal et Quobly. Ces sociétés rejoignent des pensionnaires historiques du Next 40, à l’image d’Alan, de Doctolib, de BlaBlaCar, Ledger, Qonto ou encore Swile.
Sur l’ensemble du French Tech 120, ce sont 32 acteurs deeptech qui ont été retenus. Une manière de mettre en lumière la maturité de l’écosystème français dans des domaines technologiques stratégiques, comme l’IA, le quantique, la santé ou encore la cybersécurité. «Les deeptechs sont plus présentes mais le chiffre d’affaires cumulé des 120 lauréats continue d’augmenter, cela démontre une belle dynamique des entreprises développant des innovations de rupture», se réjouit Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech. Le tissu industriel est également bien présenté, avec 21 % d’entreprises présentes, comme Verkor, Exotec, Aura Aero, Ledger, Wandercraft, Flying Whales ou encore Pixmania. Les 25 sociétés industrielles de cette promotion comptent 33 sites de production au total en France.
11,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé, 46 000 emplois directs
Le chiffre d’affaires cumulé de cette nouvelle promotion s’élève à 11,3 milliards d’euros, contre 10 milliards l’an passé. Parmi les 120 entreprises retenues, un quart (30) a franchi la barre des 100 millions d'euros de revenus annuels. Ce sont les fameux centaures du SaaS. Les lauréats représentent aussi un bassin d’emplois important dans l’écosystème, puisqu’ils ont permis de générer 46 000 postes directs, dont 33 500 en France.
Plus matures, ces entreprises sont aussi plus internationales. 97 % d’entre elles ont ainsi déployé leurs activités à l’étranger. 38 % des revenus cumulés des membres du Next 40/French Tech 120 sont ainsi générés à l’international. L’Europe et ses marchés clés, comme l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Benelux, ainsi que l’Amérique du Nord, le Japon et Singapour figurent parmi les terrains de jeu préférés des lauréats.