Ce n’est plus un secret pour personne : la bataille du référencement en ligne ne se joue plus seulement avec les moteurs de recherche traditionnels comme Google ou Safari (SEO), mais avec les modèles d’IA à l’image de ChatGPT, Gemini, Claude ou encore Perplexity (GEO). Or la vidéo peine encore à être comprise et indexée par ces derniers.
Dans ce contexte, la startup Aive, qui automatise la post-production des vidéos à l’aide de l’IA, annonce le lancement d’une plateforme baptisée «Video AEO/GEO/GEA» pour transformer chaque vidéo en source de connaissances indexable, compréhensible et citable par les agents IA. Dans ce cadre, la société tricolore s’est appuyée sur les modèles open source Nemotron du géant des puces électroniques Nvidia.
«Le référencement a longtemps été pensé pour le texte, alors que la vidéo est devenue le format dominant»
Ces derniers étant utiles pour analyser de grosses quantités d’informations puis organiser ces connaissances à grande échelle, ils s’avèrent complémentaires à la technologie propriétaire MGT (Multimodal Generative Technology) d’Aive. Cette dernière peut analyser simultanément plus de 25 signaux depuis chaque vidéo (scènes, intervenants, produits, émotions, objets…). Avec cet alliage, la nouvelle plateforme lancée par Aive est en mesure d’identifier automatiquement les éléments présents dans chaque vidéo (produits, marques, experts, messages clés, ambiance, contexte…) et les transformer en connaissances exploitables par les moteurs de réponse IA, les agents conversationnels et les plateformes de recherche nouvelle génération.
«Le référencement a longtemps été pensé pour le texte, alors que la vidéo est devenue le format dominant. Avec MGT qui intègre les modèles open source Nvidia Nemotron, nous transformons chaque vidéo en source fiable multimodale, compréhensible et citable par les IA. C’est une nouvelle infrastructure de visibilité pour les marques, les médias et tous les détenteurs de contenus vidéo», explique Rudy Lellouche, co-fondateur et CPTO d’Aive.
Série A de 16,5 millions d’euros
Avec cette nouvelle plateforme, la startup tricolore ajoute une corde à son arc. C’est en effet un levier de plus pour séduire les marques qui souhaitent que leurs contenus vidéo soient cités dans les réponses IA, les agences qui cherchent à maximiser la visibilité digitale de leurs clients, ou encore les médias et les chaînes de télévision qui veulent valoriser leurs archives et productions.
Lancée par Olivier Reynaud, co-fondateur de Teads, et de Rudy Lellouche, ancien Chief Strategy Officer d'Adyoulike, la société a annoncé en novembre dernier une extension de sa série A pour porter celle-ci à 16,5 millions d’euros. Les deux fondateurs espèrent faire d'Aive «un futur géant» de l'intelligence artificielle et de la vidéo. En s’associant à Nvidia, l’entreprise entend faire un pas dans cette direction.