La transition énergétique, ils y tiennent. Qu’importent les aléas politiques ! « Notre filière est particulièrement engagée… Bien sûr, mon job consiste à regarder le verre à moitié plein, mais tout de même : nos acteurs ne sont pas là par hasard. Tous ont choisi la filière par conviction », souligne Raphaël Goerens, directeur des salons Open Energies et Expobiogaz à Lyon - et fin connaisseurs des énergies renouvelables.
Il salue notamment la maturité des acteurs du biogaz, ainsi que la logique de « corps » qui anime les exposants des deux salons. « Ils sont tous là pour apporter des solutions. Or, ces solutions sont aujourd’hui robustes, efficientes : la filière est arrivée à un stade de maturité. Et elle vient d’être dotée - enfin ! - d’un plan de programmation pluriannuelle (PPE 3), qui vise à passer de 60 % d'énergies fossiles dans la consommation finale aujourd'hui à 60 % d'énergies décarbonées d'ici 2030. Quoiqu’on pense de ce plan, il a le mérite de nous donner un cadre. »
Casser les silos
Les acteurs du « Green » attendaient ce cadre avec impatience. Et pour atteindre les objectifs gouvernementaux, ils tiennent à travailler ensemble. « Si l’on veut vraiment progresser sur les énergies renouvelables, il faut s’appuyer sur la puissance de l’écosystème, poursuit Raphaël Goerens. Les filières énergétiques ne se pensent plus en silos. Production, pilotage, stockage, flexibilité, gaz renouvelables et usages s’articulent désormais au sein de systèmes énergétiques de plus en plus intégrés. »
C’est la raison pour laquelle, cette année, Open Energies et Expobiogaz se tiendront simultanément. Deux salons, un même lieu et une seule date : les 10 et 11 mars à Eurexpo Lyon. « C’est une opportunité pour les acteurs des filières solaire et biogaz de construire ensemble ». Fil rouge de cette édition : la flexibilité énergétique !
Sur place, se mêleront donc producteurs et distributeurs d’énergies intelligentes, intégrateurs, développeurs, gestionnaires de réseaux et décideurs, mais aussi producteurs et fournisseurs de gaz renouvelable, collectivités, agriculteurs, industriels et porteurs de projets pour développer le biogaz, le biométhane et le bioGNV.
Voici six startups françaises, qui témoignent de la capacité de la filière à jouer collectif.
SISOL
Sisol propose aux particuliers de rentabiliser leur surplus d’électricité solaire, en vendant ce surplus à leurs voisins dans un rayon de 2 km. Le principe est celui de l’autoconsommation collective (ACC) : il est valable également en copropriété… et entre entreprises ! SiSol valorise le circuit cour, mais aussi l’autonomie : elle met à disposition des producteurs d’électricité solaire une plateforme de gestion qui leur permet de créer eux-mêmes une opération d'ACC, d'ajouter des membres, de suivre la production et la consommation puis de générer les factures de consommation en fin d'année. Le prix est fixé librement entre les parties.
En savoir plus sur Sisol : https://sisol.fr
SMEGY
Simegy s’est positionnée sur le « smart building ». Fondée par deux spécialistes de l’automatisme et de la régulation, l’entreprise propose des services de supervision, automatisme et régulation pour tous types de bâtiments : grandes surfaces, chaufferie, entrepôts, centre commerciaux, industries…
L’objectif tient en un mot : mieux contrôler sa consommation d’énergie pour diminuer sa facture d’électricité ! Un intérêt évident côté finance, mais aussi pour satisfaire aux nouvelles exigences réglementaires comme le décret BACS de 2020.
En savoir plus sur Smegy : https://www.smegy.fr
SOLTEO
Solteo est une cleantech au service des installateurs de panneaux photovoltaïques : elle a conçu une plateforme qui centralise les opérations : études techniques, gestion de chantiers, tâches administratives et interactions avec les distributeurs. Elle a levé 1,5 million d’euros en 2024 et milite en faveur du développement des micro-centrales solaires, réparties sur des toitures résidentielles ou des bâtiments professionnels.
En savoir plus sur Solteo : https://www.solteo.fr
ECOJOKO
Ecojoko est un assistant connecté pour aider les particuliers à faire des économies d’énergie, en rendant visible, en temps réel, l’électricité consommée. « Nous gaspillons 23% de notre électricité mais ce n’est pas de notre faute. Le problème est simplement que l’électricité ne se voit pas. » En fin d’année dernière, Ecojoko a mis à jour son application pour intégrer les tarifs heures pleines et heures creuses. La solution reçoit un accueil favorable de la presse Conso et des utilisateurs.
En savoir plus sur Ecojoko : https://www.ecojoko.com
BASE-A
Base-A s’est spécialisée dans les batteries stationnaires de grande capacité, qui « permettent de stocker l’énergie verte produite localement, notamment grâce aux installations solaires, pour l’utiliser lors des pics de demande ou en cas de besoin spécifique, comme le chargement de véhicules électriques. »
Base-A milite pour « la gestion intelligente de l’autoconsommation, qui devient un enjeu stratégique. » C’est une entreprise française qui s’appuie sur la technologie LFP : Lithium Fer Phosphate.
En savoir plus sur Base-A : https://www.base-a.com/
ENERLOOP
Enerloop déjà solidement installée dans le paysage des énergies renouvelables, est spécialisée depuis plus de cinq ans dans le secteur photovoltaïque et travaille sur les centrales au sol, en toitures ou encore sur les ombrières. Fondée à Tarbes, elle a conquis la France entière et s’est positionnée comme « le » bureau d’études du photovoltaïque.
En savoir plus sur Enerloop : https://www.enerloop-france.fr/