L’IA n’épargne aucun secteur et l’e-commerce ne fait pas exception. En effet, elle fait entrer le secteur dans le commerce agentique, mais encore faut-il que les retailers soient capables d’interagir avec les agents IA, ce qui n’est pas forcément une mince affaire.
Pour répondre à cette problématique, Lemrock a vu le jour. La startup tricolore annonce aujourd’hui un tour de table de 7 millions de dollars mené par Galion.exe, fonds en amorçage mis sur orbite par The Galion Project. Des acteurs de l’écosystème tech et retail, dont Michaël Benabou (Veepee), Gary Anssens (Alltricks/Decathlon), Frédéric Halley ou encore Antoine Lizée (Alan), ont également participé à l’opération. A cette occasion, Jean-Baptiste Rudelle, fondateur de Criteo et membre du comité d’investissement de Galion.exe, rejoint le conseil d’administration de Lemrock.
«Les retailers sont en panique et démunis»
Fondée l’an passé par Roxane Laigle (ex-directrice en charge de la stratégie et de l’innovation chez Fnac Darty), Sasha Collin et Clément Nguyen, deux alumni du célèbre accélérateur américain Y Combinator, la jeune pousse ambitionne de devenir l’infrastructure de référence du commerce agentique, à partir d’une architecture propriétaire développée autour de modèles d'IA spécialisés. Autrement dit, elle doit permettre aux retailers d'apparaître et de vendre dans les agents IA conversationnels.
Il s’agit d’un impératif pour ces acteurs, qui se retrouvent face à un basculement de l’équation avec le client : ce n’est plus lui qui cherche le produit, c’est ce dernier qui vient à lui. «Les IA conversationnelles permettent d’avoir une hyperpersonnalisation de la consommation qui n’était pas possible avant. Et devant ce phénomène, les retailers sont en panique et démunis. Tout l’e-commerce est impacté», observe Roxane Laigle, co-fondatrice et CEO de Lemrock. «Pour se connecter et vendre dans les IA conversationnelles, il faut des infrastructures agentiques, adaptées au contexte en question. C’est ce qu’on apporte en marque blanche. On va venir comme une pieuvre s’intégrer aux systèmes existants», ajoute-t-elle.
Accélérer la cadence à l’international
Avec cette levée de fonds, Lemrock entend accélérer le déploiement de sa solution dédiée au commerce agentique. A ce jour, la startup épaule plus de 60 marques en Europe et aux États-Unis, comme Cdiscount, Darty, DIM, Engie ou encore Maisons du Monde. «Nous avons bénéficié de la publicité des Big Tech et de leur ouverture au commerce agentique. Maintenant, il est temps d’accélérer notre go-to-market pour s’étendre à l’international. Les premiers signes de traction sont là», se réjouit Roxane Laigle.
D’entrée de jeu, Lemrock affiche en tout cas ses ambitions pour devenir le point d’entrée des retailers vers ChatGPT, Claude et consorts. Sous peine de devenir rapidement invisibles s’ils n’embrassent pas pleinement l’ère du commerce agentique.