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#MK2018 Fleur Pellerin : “Le rapport au risque et à l’échec a changé ces dernières années”

#MK2018 : Fleur Pellerin : “Le rapport au risque et à l’échec a changé ces dernières années”
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Fleur Pellerin a ouvert la troisième édition de la Maddy Keynote, le sommet de l’innovation organisé par Maddyness. L’ancienne ministre du numérique, fondatrice de Korelya Capital, est revenue sur les évolutions qui ont façonné la French Tech ces dernières années.

Quand je voyage à l’international, je me rends compte de l’ampleur que la French Tech a pris.” C’est sur la scène principale de la Maddy Keynote que Fleur Pellerin est venue rappeler, ce jeudi matin, à quel point l’implication des pouvoirs publics et des entreprises privées dans le rayonnement de la France à l’étranger.

À l’origine du mouvement French Tech, l’ancienne ministre du numérique, désormais à la tête du fonds d’investissement Korelya Capital, a ainsi pu témoigner de l’évolution de cette “marque” qui accompagne les entrepreneurs français depuis quelques années : “beaucoup de personnalités étrangères viennent souvent me demander comment nous avons fait pour que les entrepreneurs français s’emparent de la marque, et c’est à ça qu’on mesure le succès, le nom French Tech est désormais connu dans le monde entier“.

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L’entrepreneuriat attire les jeunes

Celle-ci a également salué la véritable continuité avec laquelle le Label French Tech a été suivi par les gouvernements : “on avait réfléchi à la question du visa, de la labellisation des villes, du financement… Je suis très contente que tout soit désormais réalisé, mes successeurs ont vraiment joué le jeu“. Une implication des pouvoirs publics qui a structurellement changé le rapport des Français au travail, selon l’ancienne ministre, qui souligne le nombre croissant de jeunes souhaitant désormais créer leur entreprise : “le rapport au risque et à l’échec a changé ces dernières années, c’est un vrai signe positif“.

Enfin, Fleur Pellerin a rappelé la responsabilité des institutions françaises de nouer des partenariats avec les entreprises et les acteurs régionaux, afin de pouvoir égaler, avec nos entreprises, la puissance d’acteurs étrangers sur le secteur français. “Il est important que la French Tech ne soit pas un slogan, derrière la campagne de communication il y avait un vrai budget, du concret, il faut voir si aujourd’hui on soutien encore les initiatives. Il faut un vrai partenariat public/privé, un vrai soutien des institutions, et c’est à ça qu’on va continuer à rayonner“, conclut-elle.