Retour en haut
Finance

#Exclu Le Petit Béret lève 600 000 euros pour démocratiser sa boisson éponyme sans alcool

#Exclu : Le Petit Béret lève 600 000 euros pour démocratiser sa boisson éponyme sans alcool
par

Le Petit Béret a mis au point une boisson à base de raisin sans alcool ni sulfite, vegan et hallal et présentant un taux de sucre inférieur à ses concurrents sur le marché. Elle souhaite désormais consolider sa présence en France avant de conquérir le marché nord-américain puis asiatique.

La boisson a la couleur du vin, autant d’alcool qu’un jus de fruit mais un taux de sucre bien moins élevé que n’importe quel soda. Le Petit Béret est “une boisson à 0,00% d’alcool, sans fermentation alcoolisée qui laisserait des traces résiduelles d’alcool, vegan, hallal, sans sulfite et très peu sucrée“, précise le cofondateur de la FoodTech éponyme, Fathi Benni. Pas question donc de parler de vin sans alcool, puisque “en-dessous de 9% d’alcool, une boisson ne peut être considérée comme du vin“. Innovant, le produit a nécessité cinq ans de recherche et bénéficie de l’expertise de Dominique Laporte, Meilleur ouvrier de France en sommellerie.

Car c’est une technique bien spéciale, dont les détails sont gardés secrets, qui a permis au Petit Béret de voir le jour : la boisson est élaborée à partir de différents cépages mais le vin est transformé sans qu’intervienne un processus de vinification. La startup est également capable de maintenir un taux de sucre plus bas que ces concurrents non alcoolisés (entre un et trois grammes de sucre par verre pour Le Petit Béret) et d’éradiquer toute trace de pesticide de son produit final, même si les raisins qui entrent dans le processus de fabrication ont été traités auparavant.

 Nous avons créé un nouveau produit
mais aussi une nouvelle branche dans le marché du raisin,
un segment annexe au vin et au jus de raisin 

Fathi Benni, cofondateur du Petit Béret

Nous travaillons avec tous types de cépages et nos boissons ont différents profils arômatiques“, explique-t-il encore. Comme un vin classique, Le Petit Béret se décline en différentes appellations de blancs, rosés ou rouges… et même du pétillant ! L’entrepreneur estime donc “participer au mieux vivre ensemble” en permettant à des populations qui ne peuvent pas boire d’alcool – comme les femmes enceintes ou les personnes de confession musulmane – de profiter à l’apéritif ou pour accompagner de grands plats d’autre chose que d’un soda ou d’un jus classique.

Verre 2

Sans avoir levé de fonds jusque-là, la jeune pousse créée en 2015 a déjà testé l’appétence des consommateurs pour son produit : depuis le début de la commercialisation du Petit Béret il y a huit mois, 150 000 bouteilles ont été vendues et aujourd’hui “une bouteille se vend toutes les trois minutes“, souligne Fathi Benni. Certaines des plus belles tables de France ont mis la boisson à leur carte et la startup compte bien conquérir progressivement la clientèle des palaces et restaurants étoilés.

Attaquer le marché international

Mais elle a aujourd’hui d’autres priorités. Elle vient de boucler un tour de table de 600 000 euros auprès d’InVivo, d’Angels for Food, du pôle de compétitivité Terralia, de bpifrance et du Crédit Agricole afin de financer sa croissance à l’international. Le Petit Béret compte surfer sur la tendance bien-être et healthy food pour conquérir l’Amérique du Nord. Avant de concrétiser ses ambitions en Asie et au Moyen-Orient.

Et la jeune pousse ne compte pas en rester là : elle souhaite également élargir son réseau de distributeurs, mettre en place une charte éco-responsable pour l’ensemble de ses producteurs et finaliser un nouveau produit sur lequel Fathi Benni reste pour l’instant très mystérieux.

Mots clés : foodtech, Le Petit Béret