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Innovation

#ConsoCollab L’économie collaborative n’est plus un micro-phénomène. Les français enfin adeptes ?

#ConsoCollab : L’économie collaborative n’est plus un micro-phénomène. Les français enfin adeptes ?
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L’ère de la propriété est-elle en passe d’être révolue et dépassée par l’ère du partage ? L’économie collaborative n’est plus un micro-phénomène et 8% des français sont déjà adeptes quand 30% affirment être prêts à s’y mettre. Ces chiffres, révélés par TNS Sofres dans une étude commandée par le Groupe La Poste, ont été publiés en novembre 2013, suite à une enquête réalisée auprès de plus de 1 000 personnes de 15 ans et plus.


Notre voiture dort 23H/24H, notre perceuse n’est utilisée que 10 minutes par an et notre parking se sent si seul le week-end ou pendant les vacances“. Tel est le constat simple fait par cette étude et relayé par PlaceDeLaLoc dans son infographie (voir en fin d’article). L’économie collaborative, c’est un état d’esprit qu’est en train de développer la population française, notamment en période de vacances, lorsque les familles partent en congés et cherchent à bénéficier des meilleures prestations aux meilleurs tarifs.

Pour les transports, il est possible d’utiliser Blablacar pour le covoiturage (qui vient de lever 100 millions de dollars et qui récolte les premiers témoignages remettant en question le modèle social), Drivy pour louer une voiture ou encore Travelercar pour rentabiliser son véhicule à l’aéroport. Pour les logements, il n’y a qu’à voir les sites de partage d’appartement ou maison fleurir sur la toile.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se partage. Telle serait l’adaptation de la citation de Lavoisier en 2014, conséquence d’une prise de conscience collective. Cependant, plusieurs barrières freinent son expansion, car 20% des personnes ayant répondu à l’étude, se sont déclarées comme réfractaires à cette forme d’économie. Tout d’abord, le message sur la sécurité mérite d’être amélioré : 59% des personnes estiment avoir peu de garanties sur le SAV et 48% craignent pour leur sécurité bancaire. Ensuite, il semblerait que l’aspect logistique soit peu apprécié, comparé au confort qu’offre la livraison à domicile des produits achetés.

Education et confiance

Enfin, il s’agit aussi de travailler sur l’éducation des messages à destination des réfractaires pour les rassurer : la consommation collaborative ne serait pas un réflexe pour 13% des sondés et 15% restent sensibles au contact humain du vendeur en magasin, qui leur apporte également un service de conseil. Méfiant les français ? Pas tant que cela ! L’étude montre même que ceux qui pratiquent l’économie collaborative serait plus confiants et optimistes que les autres.

placedelalocCrédit Photo: Shutterstock