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Innovation

#Étude L’intelligence artificielle a-t-elle sa place dans le secteur bancaire ?

#Étude : L’intelligence artificielle a-t-elle sa place dans le secteur bancaire ?
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Accenture a dévoilé son étude annuelle sur le secteur bancaire. Baptisée “Vision Technologique”, celle-ci analyse les principaux enjeux dans le domaine de la technologie. Sur l’ensemble des banquiers interrogés, 80% estiment que l’intelligence artificielle permettrait d’accélérer l’adoption du numérique en entreprise.

Chaque année, le groupe Accenture publie le rapport “Vision Technologique” afin de faire le point sur l’avancée du numérique dans le secteur bancaire. Cette édition 2017, qui porte le thème de “La technologie au coeur de l’humain”, fait la part belle à l’intelligence artificielle et l’impact qu’elle pourrait avoir sur les banques. L’étude menée par un groupe composé de plus d’une vingtaine d’experts a interrogé, à travers 31 pays, 570 banquiers. Son idée : comprendre et identifier leur investissement vis à vis de la technologie.

Ainsi, 78% des banquiers interrogés estiment que l’intelligence artificielle peut devenir une interface qui simplifierait l’expérience client, 79% d’entre-eux pensent même que l’IA révolutionnerait la collecte d’information ainsi que les interactions entre les banquiers et leurs clients. Enfin, 76% disent que d’ici les trois prochaines années, l’IA devrait être la principale méthode d’interaction avec les clients, leur permettant de mieux comprendre les intentions et émotions de leurs clients afin de leur proposer les services les plus adaptés.

Les outils d’intelligence artificielle peuvent aider les banques à identifier les préférences des clients et donner à leurs équipes les moyens de réagir en s’appuyant sur ces connaissances et sur l’intelligence émotionnelle

Philippe Vidal, responsable du secteur bancaire chez Accenture

Mais à quelle vitesse les banques s’approprieront cette nouvelle technologie ? Sur ce point, Accenture relève plusieurs difficultés : la première concerne le rapport à la vie privée, avec 38% des banquiers sondés qui s’interrogent sur ce potentiel danger. Ensuite, plusieurs pointent du doigt son manque de compatibilité avec la structure mais aussi la préférence des clients pour les interactions humaines. En revanche, il faut noter que ces difficultés ne se sont pas partagées par la majorité des interrogés, qui confessent à 68% avoir des difficultés à satisfaire et comprendre les besoins de leurs clients, et attendre beaucoup de l’intelligence artificielle afin de répondre à ce problème. 

Enfin, l’étude dévoile les principaux motifs d’utilisation de l’intelligence artificielle au sein des interfaces bancaires. En tête, l’analyse des données et l’obtention des renseignements sur les clients. L’intelligence artificielle est aussi attendue pour augmenter la productivité, selon 59% des sondés, et 54% d’entre-eux pensent que celle-ci permettra d’améliorer le rapport coût-efficacité.