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The Next Web bouleverse les codes des salons tech, et on adore ça

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The Next Web bouleverse les codes des salons tech, et on adore ça

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Par Maud Cloix - 15 mai 2019 / 18H00

Cela fait plusieurs années que Maddyness entend parler de The Next Web, salon fondé en 2006 par Boris Veldhuijzen Van Zanten à Amsterdam et portant sur le futur de la tech. La rédaction a donc décidé de s’y rendre et de jeter un oeil à cet événement qui ne ressemble à aucun autre. Et elle n’a pas été déçue.

En effet, le voyage commence dès la descente du bus à Klaprozenweg. Nous voilà au beau milieu d’une zone industrielle, proche des docks situés en face du centre d’Amsterdam. Il faut alors marcher dix bonnes minutes et longer les hangars et murs de briques rouges d’usines désaffectées pour arriver à l’entrée du TNW. De loin, on aperçoit déjà la grande roue et la grue de toutes les couleurs, symboles surplombant le lieu de l’événement. Une fois les portiques rapidement passés, on entre dans un univers bien loin des habituels salons tech. Ici, roulottes en guise de bars, cirques comme salle de conférence et granges pour networker sont de mise. Alors, le TNW, un événement professionnel ? Si, si, on vous assure.

C’est dans les nouveaux pots qu’on fait la meilleure soupe

La première chose qui frappe, c’est bien la façon dont ont été pensées les infrastructures en fonction des formats proposés dans le salon. Si les keynotes les plus importantes sont plus classiquement présentées dans des tentes pouvant accueillir des centaines de personnes, certaines “salles” ont clairement été designées pour valoriser au mieux les formats hébergés.

La Pitch Tower a, par exemple, accueilli dans en son sein des dizaines de startups pendant les deux jours du salon. Smart cities, cybersécurité, darkweb… Autant de sujets débattus à quelques mètres au-dessus du sol, dans cette tour de bois et de verre accessible par un petit escalier extérieur – écouter les startups pitcher, ça se mérite, donc. Une idée pour élever le débat, peut-être ? Si le procédé peut paraître cosmétique, le fait est que l’installation particulière impose un état d’esprit particulier au visiteur. Il faut grimper pour parvenir à se faire une place dans ce petit hémicycle, dans lequel on reste une heure au minimum (les portes étant fermées une fois la session lancée) – alors, autant écouter pour de vrai ce que les startups ont à dire, non ?

La scène Trade prend elle la forme d’une immense bulle blanche et transparente. Dans cet espace, des keynotes et des firetalks sont organisés autour du futur de la finance. Un rapport entre la bulle financière et la bulle de discussion ? L’idée est bien de mettre le visiteur au coeur du sujet. Un dispositif qui peut paraître tiré par les cheveux, mais qui a le mérite, une fois de plus, d’engager le spectateur au coeur du contenu qu’il est venu chercher. Ici, Alisa Choong, VP et CIO des services IT et Opérations de Shell, est venue nous parler de l’impact de la tech dans le secteur de l’énergie; James Cameron, Senior Advisor de Systemiq a évoqué les conséquences de l’économie circulaire sur le business; et Mursal Hedayat, fondateur de Chatterbox, de nous expliquer comment faire de la nextgen un leader responsable en matière de tech.

Un dernier exemple pour dresser le tableau : le cirque Art of Tech ou Future Generations, dédié aux sujets transverses de l’innovation technologique. Ici, se déroulent des conférences autour de la destruction de l’industrie de la mode (grâce à la brillante prise de parole de Martine Jarlgaard, fondatrice de Martine Jarlgaard London), de la tech au service du futur de la musique (avec Estelle Caswell, journaliste musicale à Vox), ou encore de la question de la créativité des machines (grâce à l’intervention de Madeline Gannon, fondatrice d’Atonaton). Et dans ce cirque en bois aux allures de Cabaret Sauvage, les visiteurs s’assoient à même les gradins en bois surplombant une scène circulaire éclairée de manière tamisée. Lorsque les speakers font leur entrée de derrière le rideau rouge, plus un bruit ne règne dans la salle et la magie peut alors opérer.

“Tout ça, c’est que de la com’”, nous direz-vous ?

Et bien non, parce que les conférences, elles, conservent des formats traditionnels, et que le TNW n’a pas à rougir de sa programmation mêlant grands corporate et startups. Nike, Randstad, Slack, IBM, Snips, Deloitte, Lush… Autant de partenaires venus débattre et offrir leurs expertises autour de l’intelligence artificielle, du futur du retail, de l’avenir du recrutement, de la finance, etc. De quoi être richement nourri tout en jouissant d’une expérience un peu différente de celles généralement proposées sur ce type de salons. Le festival – puisque l’on presque appeler cela un festival – peut même se targuer d’avoir une scène entièrement dédiée à la place des femmes dans le monde de l’innovation – the Women Next Summit ! Une scène sur laquelle des sujets tels que la place de la femme dans le domaine de l’investissement (porté par Marie-Elisabeth Rusling, CEO de Business Angels Europe) ou encore la problématique de rendre le monde de la tech plus inclusif (ici évoqué par Lotte de Bruijn, CEO de Nederland ICT) ont été soulevés devant un public encore malheureusement, majoritairement féminin.

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Une unconference pour créer un lien informel

Une fois qu’on a rassasié sa curiosité lors des conférences, le salon offre aussi d’autres espaces bien spécifiques : les lieux de networking. Ici, pas de buffets ou de petits-déjeuners servis sur de grandes nappes blanches, mais des foodtrucks répartis entre les différents stands, ou un restaurant dans lequel on entre via un conteneur transformé en couloir d’entrée.  Les gens y parlent fort, boivent essentiellement de la bière, et créent du lien. Face au restaurant, une grande plage face aux docks agrémentée de balançoires, d’immenses fatboys et de cagettes de bois sur lesquels les participants peuvent se poser pour siroter une bière au soleil, en attendant le concert du soir.

Vous ne trouvez pas ça sérieux ?

Et bien si, c’est très sérieux. Tellement sérieux que le networking va bon train et que les liens se tissent en néerlandais, anglais, allemand, ou français. Visiteurs et speakers débattent sur les conférences vues, font du business et échangent des cartes, une bière à la main face au port d’Amsterdam. Ici, pas besoin d’icebreaker, car l’événement est en lui-même un icebraker. En effet, en forçant les participants à sortir du cadre qu’ils connaissent habituellement pour ce genre d’événement, le TNW ouvre une nouvelle fenêtre dans l’esprit et ainsi dans la disposition de chacun : on est surpris, puis curieux, et finalement plus détendus.

Et parce qu’une grande roue, ça met tout le monde d’accord.

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Maud Cloix

15 mai 2019 / 18H00
mis à jour le 15 mai 2019
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