Blade lève 30 millions d’euros et se lance dans la réalité virtuelle

La startup Blade, derrière l'emblématique service de PC dématérialisé Shadow, lève 30 millions d'euros auprès de Serena Capital, Erik Maris, Marc Simoncini et Philippe Lazare. L'entreprise change également de PDG.

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Du haut de ses quatre ans, Blade vient de boucler un nouveau tour de table. Ce sont cette fois-ci 30 millions d’euros qui ont été levés auprès de ses actionnaires historiques, du fonds Serena Capital ou encore de personnalités comme Erik Maris, Marc Simoncini ou Philippe Lazare. Une opération qui porte à 94 millions d’euros les fonds levés par la jeune pousse depuis sa création.

 

Réalité virtuelle, nouveaux tarifs, et OVH en ligne de mire

Une opération qui lui permettra d’accélérer, entre autres, l’acquisition de nouveaux abonnés : « Nous nous sommes fixés comme objectif d’atteindre le million d’abonnés et d’accueillir de nouveaux partenaires stratégiques à notre capital », explique aux Echos Jérôme Arnaud, nouveau CEO de la startup parisienne.

Blade prévoit également le développement de nouvelles innovations, à commencer par l’intégration de la réalité virtuelle à Shadow, ainsi que le lancement d’une nouvelle interface TV et mobile. Shadow, le service emblématique de Blade qui permet de transformer n’importe quel ordinateur, tablette ou TV en une machine de gaming grâce au cloud, voit ses prix coupés en deux, avec une première formule à 12,99 euros par mois pendant un an au lieu de 29,99 pour jouer en full HD. A 24,99 euros par mois, les gamers pourront profiter de la 4K, et à près de 40 euros par mois d’une offre avec carte graphique RTX Titan et jusqu’à 1To de stockage.  

Ses 70 000 abonnés revendiqués ne suffisent pas à amortir les investissements technologiques; fin 2018, elle attendait 100 000 utilisateurs. Ces offres compétitives, disponibles à partir de février 2020, devraient lui permettre de s’ouvrir à un plus grand public.

« La réussite de notre augmentation de capital nous offre une solide visibilité pour accélérer notre développement en France et à l’international à travers nos nouvelles offres », veut croire Jérôme Arnaud, cité par Boursier.com.

Afin de pouvoir garder la cadence, Shadow a aussi signé un partenariat avec OVHcloud. Au lieu d’utiliser ses propres infrastructures ou celles d’opérateurs, la startup pourra compter sur les serveurs du géant du cloud computing. « Ils ont des ordinateurs et besoin de clients. On peut leur en apporter des millions. A l’inverse, OVH apporte la puissance pour développer Shadow partout dans le monde et plus vite”, explique Emmanuel Freund, cité par Business Insider.

Jérôme Arnaud nommé CEO

Enfin, l’ancien dirigeant de Doro viendra remplacer Emmanuel Freund, l’un des trois cofondateurs de Shadow, avec « pour mission de poursuivre le développement international de l’offre (d’ordinateur virtuel) Shadow, avec la volonté de conquérir de nouvelles cibles et développer de nouveaux usages », dans un communiqué publié mardi. Une arrivée qui permet à la jeune pousse de structurer son board « à l’américaine », comme s’est amusé à le décrire son fondateur ce matin lors de sa conférence #StreamFreedom. 

Article écrit par Liv Audigane
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