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28 janvier 2021

Tencent continue ses emplettes dans les jeux vidéo français avec Dontnod

Il y a six mois, le géant chinois tech Tencent entrait au capital de la pépite française des jeux vidéo Voodoo. Aujourd'hui, c'est le studio parisien Dontnod qui engrange 30 millions d'euros de la part du groupe derrière Clash of Clans et League of Legends.

Le studio parisien Dontnod, spécialisé dans le développement de jeux vidéo narratifs, annonce une levée de fonds de 50 millions d’euros qui marque l’entrée à son capital du groupe chinois Tencent, selon un communiqué publié jeudi. Initialement, le groupe français envisageait d’obtenir 40 millions d’euros. Comme prévu, l’investissement de Tencent, l’un des leaders mondiaux du jeu vidéo, s’est élevé à 30 millions d’euros.

« Dontnod est, plus que jamais, bien positionné pour monter en puissance et accélérer la réalisation de son plan de développement qui vise à capter davantage de valeur issue de ses créations originales en auto-éditant davantage de jeux », s’est félicité son PDG, Oskar Guilbert, cité dans le communiqué. Créée en 2008, la société, cotée sur le marché Euronext Growth à Paris, a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 14 millions d’euros. Son action bondissait de 8% ce matin à la reprise des échanges.

L’entreprise de Shenzhen (sud de la Chine), à la tête de l’application Wechat et des jeux Clash of Clans (Supercell) et League of Legends (Riot Games), détient désormais près de 23% du studio fondé en 2008. Dontnod est spécialisé dans le développement de jeux d’aventure (Life is Strange), d’action (Remember Me) et de rôle (Vampyr), et a notamment travaillé avec les éditeurs Focus Home Interactive et Capcom.

Tencent multiplie les prises de participations minoritaires dans le
secteur. Il est entré en août au capital de l’éditeur parisien de jeux sur mobile Voodoo, à la faveur d’un tour de table de 10 millions d’euros, propulsant celui-ci dans le club des « licornes » françaises valorisées à plus d’un milliard de dollars. Avec ses puissants investisseurs étrangers , les startups françaises sont de plus en plus confrontées à un choix financier stratégique.