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17 juillet 2021
cedric o greentech

French Tech : 20 startups de la transition écologique choyées par le gouvernement

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique et Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique, viennent de dévoiler la liste de 20 startups très choyées car positionnées sur les énergies propres de demain et la transition écologique. Elles bénéficieront d'un accompagnement identique à celui du FT120.

Republication d’un article du 3 mai 2021

Réchauffement climatique, pollution de l’air, artificialisation des sols : et si certaines solutions émergeaient de la tech ? C’est en tout cas l’objectif relevé par la Mission French Tech et le ministère de la transition écologique avec l’initiative French Tech for the Planet, un programme d’accompagnement identique à celui du Next40/FT120 , et réservé cette fois à 20 startups françaises en capacité de devenir des leaders technologiques de la transition écologique.

« La transition écologique ne pourra se passer de la transition numérique. Les acteurs de la French Tech, et plus particulièrement les GreenTech sont des atouts considérables pour transformer durablement nos façons de consommer, produire, acheter. Avec le programme French Tech – Green 20, nous voulons accompagner des startups qui ont à la fois un impact positif sur l’environnement et une grande capacité de développement » , a déclaré Cédric O lors de son voyage à Marseille avec la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili.

Voici les 20 startups GreenTech à fort potentiel

  • Algama exploite les qualités nutritionnelles des micro-algues pour développer des produits alimentaires vegan.
  • BeFC propose ainsi une alternative aux piles jetables, et s’inscrit dans une démarche de recyclage et de transition énergétique. Cette solution, composée de biocarburants, permet une production d’énergie durable et pratique.
  • Canopee développe des structures luttant contre les ilots de chaleur en ville.
  • Deepki est une plateforme d’analyses de données qui permet d’optimiser la gestion énergétique des parcs immobiliers.
  • DualSun conçoit et fabrique des panneaux solaires hyper performants favorisant l’autonomie énergétique des bâtiments.
  • Entech mat energies aide les entreprises, les campus, les municipalités à réduire leur consommation énergétique au sens large du terme.
  • Greenly est une solution permettant de calculer l’empreinte carbone de nos achats.
  • Hello Watt travaille sur la réduction de la consommation énergétique (électricité et gaz) des foyers.
  • Kayrros a développé une expertise dans l’analyse des données énergétiques.
  • Lactips développe des emballages biodégradables à base de protéine de lait.
  • Lhyfe est un producteur et fournisseur d’hydrogène renouvelable.
  • Materrup propose des matériaux de construction écologiques à base de terre crue.
  • Metron est une entreprise spécialisée dans l’efficacité énergétique. Elle propose des outils aux entreprises industrielles pour faciliter leur transition écologique.
  • Namr permet  de qualifier ou de piloter les stratégies de transition écologique des entreprises grâce à l’analyse de leurs données.
  • Neoplants s’attaque à la pollution de l’air en développant des plantes capables d’éliminer les principaux polluants de l’air grâce à des outils biotechnologiques.
  • Ombrea permet de créer un microclimat qui répond avec précision aux besoins des plantes, les protégeant ainsi des aléas climatiques.
  • Poly to poly offre aux fabricants d’outils en plastique son expérience et son expertise dans le domaine des polymères durables.
  • Spareka lutte pour la réparation des objets grâce à ses tutoriels, des prises de rendez-vous en ligne avec des experts et la vente de pièces détachées.
  • Toopi Organics collecte, transforme, et valorise l’urine humaine en produits pour l’agriculture et l’industrie.
  • Waga Energy transforme le gaz des sites de stockage de déchets sous forme de biométhane,substitut renouvelable du gaz naturel, injecté directement dans le réseau de gaz qui alimente les particuliers et les entreprises. Les unités d’épuration déployées par Waga Energy combinent filtration membranaire et distillation cryogénique.

Sélectionner des solutions diffusables à grande échelle

Pour pouvoir être éligibles à ce programme, les startups devaient répondre à plusieurs critères génériques, économiques et concernant leur activité. Un premier écrémage s’est basé sur le caractère innovant de leur produit ou de leur service, la localisation de leur siège social en France, la croissance annuelle de leur chiffre d’affaires – 30% minimum par an au cours des trois dernières années ou la réalisation d’une levée de fonds d’au moins 500 000 euros au cours des trois dernières années – et leur activité. Cette dernière doit répondre aux enjeux de transition écologique jugés comme prioritaires par le gouvernement comme le développement de l’hydrogène décarbonée, le verdissement du numérique, l’efficacité énergétique, l’accélération de l’usage du vélo en milieu urbain…

Marc Simoncini et Pierre-François Thaler parmi le jury

La Mission French Tech et le service Greentech Innovation du ministère de la Transition écologique ont effectué une première sélection des 200 candidatures reçues en se concentrant sur la capacité de l’entreprise à déployer son projet rapidement et à grande échelle en France et/ou à l’international (gouvernance, stratégie, concurrence, perspectives, etc) et sa contribution à la transition écologique aujourd’hui et à l’avenir. Le choix final a été réalisé par Christel Heydemann, CEO de Schneider Electric, Marie Mawad, journaliste chez Sifted, Marc Simoncini, CEO Angell.bike et investisseur ainsi que Pierre-François Thaler, co-fondateur et CEO d’EcoVadis, plateforme de notation RSE des entreprises figurant dans le FT120. 

La lutte contre la pollution de l’air en première ligne

La moitié des start-up lauréates sont localisées en régions et qu’un quart des startups ont été fondées ou co-fondées par des femmes, ce qui différencie ce classement de son grand-frère le Next40 critiqué pour son manque de parité et de diversité. Parmi les sujets adressés par les 20 lauréates, on retrouve la pollution de l’air (35%), l’efficacité de la rénovation énergétique (30%) puis la lutte contre l’artificialisation des sols, l’émergence de productions primaires d’hydrogène vert ou encore la conversion des motorisations.

Si le numérique peut jouer un rôle de premier ordre, il est aussi un des grands pollueurs de notre époque et il faudra que l’ensemble des forces vives économiques s’engagent dans cette transition pour qu’elle montre réellement ses effets. Le gouvernement vient de finaliser « sa feuille de route » pour un numérique plus vertueux capable de répondre aux problématiques environnementales : 300 millions ont été mis sur la table. Les récents engagements pris par les 28 États membres de l’Union européenne – de réduire de 30% leurs émissions de carbone d’ici 2030 – et ceux du président américain Biden sont à ce titre plutôt encourageants.