Décryptage
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18 janvier 2022
Qonto

Les 25 licornes françaises racontées en quatre graphiques

Quelles sont les licornes françaises et que racontent-elles de l'écosystème tricolore ? Pour répondre à ces questions, Maddyness a résumé en quelques graphiques l'évolution de ces scaleups hors normes.

C’est quoi, une licorne française ?

Pour faire sa liste, Maddyness a retenu les entreprises innovantes dont le siège est en France et dont la valorisation dépasse le milliard de dollars alors qu’elle n’est pas cotée en Bourse. Ces valorisations sont estimatives, fondées sur le prix que les actionnaires ont déboursé lors de la dernière levée de fonds pour acheter une certaine fraction du capital – sauf pour Veepee, qui n’a jamais dévoilé de tour de table. Elles sont aussi déclaratives : nous n’avons ainsi par retenu Younited Credit, qui n’a jamais communiqué sur sa valorisation, bien que certains médias estiment qu’elle est aujourd’hui une licorne. Maddyness a aussi fait le choix d’écarter Meero, après avoir consulté des documents légaux attestant que sa levée de 205 millions d’euros communiquée à l’époque était en fait de l’ordre de 130 millions et que la valorisation annoncée du milliard de dollars serait au moins deux fois moindre.

Par ailleurs, la France a vu émerger d’autres licornes qui ne sont pas ou plus dans cette liste :

Des valorisations qui explosent

C’est ce qui fait qu’on les appelle « licornes ». Et quelles licornes ! Alors que la France a tardé à voir émerger ces entreprises mythiques, elle voit désormais leurs valorisations décoller, avec une entreprise (Back Market) qui dépasse les 5 milliards de dollars de valorisation et plus d’une dizaine qui ont atteint ou dépassé les 2 milliards. L’Hexagone n’a pas encore sa première décacorne – une licorne valorisée plus de 10 milliards de dollars – mais 2022 ne fait que commencer…

Des levées toujours plus spectaculaires

*Voodoo n’apparaît pas car la startup n’a pas dévoilé le montant de la levée qui l’a fait entrer dans le cercle des licornes.

Pour accéder au rang de l’animal mythique, certaines ont dû lever 60 millions, d’autres plusieurs centaines de millions d’euros. La diversité des secteurs, marchés et modèles économiques représentés par les licornes françaises conduit à ce que les levées de fonds qui ont mené les scaleups à devenir des licornes ne soient pas du tout du même ordre.

Des licornes de plus en plus jeunes

Le temps entre la création d’une entreprise et son entrée dans le club de moins en moins fermé des licornes se réduit drastiquement. Si l’on exclut Veepee – dont la datation en tant que licorne est très floue, étant donné qu’elle n’a pas réalisé de levée de fonds – la première licorne française est BlaBlaCar, à qui il a fallu neuf ans pour atteindre le statut d’entreprise valant au moins 1 milliard d’euros. Il n’en a fallu que deux et demie à Ankorstore, sacrée début 2022. Fulgurant.

Des secteurs pas si variés

14 secteurs pour 25 licornes, cela peut paraître relativement varié. Mais en fait, quatre secteurs tiennent le haut du pavé – les seuls dont la valorisation cumulée dépasse les 5 milliards de dollars : l’e-commerce (13 milliards, quatre entreprises), les divertissements (8,01 milliards, trois entreprises), la Fintech (8,9 milliards, quatre entreprises) et le retail (5,48 milliards, deux entreprises). La concentration est encore plus importante si l’on ajoute l’Assurtech à la Fintech et que l’on fusionne retail et e-commerce. Preuve que la French Tech voit émerger des figures de proue.