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Temps de lecture : 02'24''
24 mars 2022

Snap met le grappin sur la startup française NextMind

5 ans après avoir absorbé Zenly, l'américain Snap remet le couvert. La maison mère de Snapchat vient de racheter une nouvelle startup française, NextMind, propriétaire d'une technologie innovante permettant de contrôler un ordinateur par la pensée. Objectif : s'imposer dans la réalité augmentée.

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Et de deux. 5 ans après s’être offert l’application française de géolocalisation Zenly, le groupe américain Snap, maison mère du réseau social Snapchat, l’application gratuite de partage de photos et de vidéos chérie des ados, a annoncé, le 23 mars, le rachat de NextMind. Cette startup parisienne développe une technologie permettant de contrôler des appareils électroniques par la pensée. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. On sait en revanche que les salariés de NextMind télétravailleront depuis Paris avec l’équipe innovation de l’entreprise californienne, le « Snap lab ».

Cette nouvelle acquisition s’ajoute à longue liste d’emplettes réalisée par Snap ces dernières années (Vertebrae, WaveOptics, Fit Analytics ou encore Screenshop), symbole de sa détermination à entrer dans la course à la réalité augmentée. L’absorption de la pépite parisienne vise clairement à poursuivre le virage déjà amorcé avec la commercialisation de ses lunettes connectées « Spectacles » . Malgré l’échec commercial des 3 premières versions, Snap avait sorti, en mai 2021, les Spectacles 4, permettant aux créateurs de contenus de créer des filtres de couleurs dans le monde réel.

Une interface homme-machine à détection cérébrale

Fondée par le neuroscientifique français Sid Kouider, NextMind avait présenté sa technologie digne d’un scénario de Black Mirror en 2019, lors du salon Slush d’Helsinki (Finlande). Dès l’année suivante, il avait d’ailleurs remporté le prix « Best of Innovation » , dans la catégorie réalité virtuelle (VR) et réalité augmentée (AR) au grand raout de la tech, le CES Las Vegas. Cette technologie se compose d’un bandeau à passer autour du crâne, muni d’un électroencéphalographe (EEG), dispositif permettant de mesurer l’activité électrique du cerveau.

Avec ses 8 électrodes, le petit boitier envoie ensuite à l’ordinateur, par Bluetooth, les images du cortex visuel, lesquelles sont interprétées en temps réel par des algorithmes de machine learning, afin de mener des actions simples sur ordinateur ou autre dispositif numérique (casque de réalité virtuelle, par exemple). Suite à ce succès, la startup avait commercialisé, dès décembre 2020, des kits destinés aux développeurs, au prix de 399 dollars, soit 363 euros environ, selon le spécialiste américain des nouvelles technologies, VentureBeat.

La particularité de cette interface homme-machine à détection cérébrale est d’être « non invasive ». Sous-entendu, pas besoin d’implanter de puce sous la peau, comme l’imagine Neuralink, la startup cofondée par le milliardaire Elon Musk. « Cette technologie mesure l’activité neuronale pour comprendre vos intentions lorsque vous interagissez avec une interface informatique en vous permettant d’appuyer sur un bouton virtuel, simplement en se concentrant dessus », précise Snap dans un communiqué. Autrement dit, nous ne sommes pas dans Black Mirror, et l’homme contrôle bien la machine, non l’inverse, insiste l’entreprise, qui a par ailleurs précisé comme pour écarter toute critique : « Cette technologie ne ‘lit’ pas les pensées et n’envoie pas de signaux au cerveau ».

Article écrit par Maddyness, avec AFP
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