Axelle adopte une approche peu commune dans le champ économique. Elle utilise quotidiennement ChatGPT, Claude, Gemini et Perplexity, et refuse de projeter l’avenir à partir de modèles pensés pour le passé. Son constat est clair : l’IA ne transforme pas seulement les outils de travail, elle modifie en profondeur la structure du marché de l’emploi.
L’épisode met en lumière un signal faible devenu critique : les emplois juniors sont les premiers touchés. Des études menées par Harvard et Stanford montrent que les entreprises qui déploient massivement l’IA ralentissent fortement le recrutement des jeunes diplômés. En France, le taux d’emploi des diplômés de grandes écoles a reculé de plusieurs points, alors même que le chômage global reste relativement stable.
Axelle décrit également l’émergence d’un taylorisme cognitif. À l’image de l’ouvrier à la chaîne, les travailleurs du savoir risquent de ne plus produire de bout en bout, mais de valider, corriger et superviser des productions générées par l’IA. Certaines grandes organisations, comme McKinsey, ont déjà engagé cette transformation à grande échelle avec le déploiement de milliers d’agents IA.
Au-delà de l’emploi, l’épisode interroge un angle mort du débat public : si les métiers qualifiés et bien rémunérés sont touchés, l’impact sur les finances publiques pourrait être brutal, entre baisse des recettes fiscales et hausse des dépenses sociales.
Citation marquante
Penser la révolution de l’IA avec les outils du passé revient à passer à côté de l’essentiel.
Recommandations culturelles
La série Battlestar Galactica et le film Alien, pour leur vision d’un futur dominé par des conglomérats technologiques plus puissants que les États.