Elaia puissance 5 ! Le fonds français met sur orbite son cinquième véhicule d’investissement Digital Venture (DV5). A cette occasion, la société tricolore de capital-risque annonce un premier closing à hauteur de 120 millions d’euros. Dans ce cadre, Bpifrance, qui intervient en fonds propres pour le compte de l’État dans le cadre du plan France 2030 et via son fonds Spark, MACSF, BNP Paribas, SMABTP, Arundo Re ou encore le groupe AG2R LA MONDIALE ont investi dans ce nouveau fonds. Pour rappel, la précédente mouture, DV4, était parvenue à un atterrissage final à 200 millions d'euros.
Avec dernier, Elaia prévoit d’investir du pré-seed à la série B en injectant des tickets compris entre 1 et 15 millions d’euros dans les startups visées. DV5 doit permettre à Elaia de soutenir des startups B2B européennes «qui posent les bases technologiques des prochaines grandes transformations industrielles» dans des domaines de pointe, comme l’intelligence artificielle et la cybersécurité.
«Avec DV5, nous franchissons une nouvelle étape. En tant qu’investisseur full-stack, capable d’intervenir à tous les stades et dans des secteurs variés, nous avons une mission claire : accélérer l’émergence des entreprises technologiques européennes les plus résilientes et à fort potentiel de croissance», indique Xavier Lazarus, co-fondateur et patron d’Elaia.
«Nous investissons très tôt dans des technologies complexes»
Pour gérer ce nouveau fonds, c’est Pauline Roux, qui évolue chez Elaia depuis 12 ans, qui est aux commandes. Plus d’une décennie d’expérience dans un fonds qui a su concocter sa propre «secret sauce» pour faire mûrir sa thèse d’investissement au fil du temps. «Nous investissons très tôt dans des technologies complexes, là où la barrière à l’entrée est réelle. Cela passe par de l’IA profondément intégrée à des systèmes critiques, de la robotique et de l’IA physique ou des architectures de cybersécurité de nouvelle génération. Ce sont des startups qui ne se contentent pas d’optimiser l’existant, mais qui construisent de nouvelles couches technologiques, avec des cas d’usage industriels clairs et une trajectoire crédible vers le déploiement à grande échelle», explique-t-elle à Maddyness.
Pour illustrer cette approche, c’est la startup suisse Mimic Robotics qui a été retenue pour le premier investissement du fonds DV5. Cette société développe des mains robotisées et des modèles d’IA physique. Elle espère passer à l’échelle sur le plan commercial à l’horizon 2027. Dans cette perspective, Mimic Robotics a levé 16 millions de dollars en novembre dernier. Un investissement qui devrait rapidement en appeler d’autres pour propulser de futurs champions européens à l’origine d’innovations de rupture pour poser les bases du monde de demain.