360 Capital, société de capital-risque franco-italienne fondée en 1997, annonce un premier closing à 85 millions d’euros pour Poli360 2, son nouveau fonds early-stage dédié au transfert de technologies. L’objectif est désormais de porter le véhicule à 100 millions d’euros, avec un closing final attendu d’ici la fin de l’année, voire dans les prochains mois.

Dans un marché plus sélectif, le fonds revendique une levée rapide, au-delà de son objectif initial. « Nous avions un objectif initial de 60 millions d’euros, mais nous avons décidé d’augmenter la taille du fonds face à la profondeur du dealflow et à l’intérêt des LPs », confie Alessandro Zaccaria, partner chez 360 Capital. « Malgré le contexte, l’exercice a été rapide et très réussi », se réjouit-il.

Parmi les investisseurs figurent le Fonds européen d’investissement (EIF), CDP Venture Capital, des fonds de pension italiens, ainsi que plusieurs industriels comme Brembo, MBDA et Lucchini RS, aux côtés de family offices. « Environ 60 % des LPs sont des investisseurs historiques », commente Alessandro Zaccaria.

Mise sur la recherche italienne

Dans la continuité de Poli360 1, lancé en 2020, le fonds cible des startups deeptech en phase d’amorçage, en particulier des spin-offs issus de laboratoires académiques. « La stratégie reste la même, avec un focus sur l’Industry Automation et la Sustainability », indique Alessandro Zaccaria.

Le fonds prévoit de réaliser entre 20 et 25 investissements, avec des tickets initiaux autour de 2 millions d’euros, et des capacités de suivi pouvant atteindre 8 millions. « L’objectif est de financer une première étape pour prouver la technologie, puis d’accompagner les sociétés dans la durée », précise-t-il.

Si au moins 80 % des investissements seront réalisés en Italie, jusqu’à 20 % pourront être déployés ailleurs en Europe. En pratique, le dealflow se concentre aujourd’hui entre l’Italie et la France, où 360 Capital est également implanté. « Plus on investit tôt, plus on ancre les fonds localement », souligne Alessandro Zaccaria.

Le fonds s’appuie sur l’expérience de Poli360 1, qui compte une vingtaine de participations, dont Energy Dome, Isaac ou PhotonPath. Côté France, 360 Capital met en avant des succès comme la licorne Exotec ou Preligens, illustrant sa capacité à accompagner des trajectoires deeptech jusqu’à des exits significatifs.

Trois investissements ont déjà été réalisés dans le cadre de Poli360 2, dont Neuronova, issue de l’Université de Grenoble et du Politecnico de Milan dans les semi-conducteurs, iNGage, spécialisée dans les capteurs MEMS, et Bynario, positionnée sur la cybersécurité. « Nous voulons transformer la recherche européenne en entreprises capables de s’imposer à l’échelle mondiale », conclut Alessandro Zaccaria.