Transformer des hôtels en espaces de travail et de vie accessibles sur abonnement. C’est l’ambition d’Osmose, une jeune startup française qui s’attaque à un angle mort du marché : des établissements sous-utilisés en journée, face à des actifs en quête de nouveaux lieux pour travailler.
Pour accélérer, la société lance une campagne de financement participatif sur Sowefund, d'un montant d'un million d'euros. Il doit compléter une levée de fonds de 1,7 million déjà closée en 2025 auprès de co-investisseurs engagés. Les fonds levés permettront notamment de renforcer le socle technologique de la plateforme, d’accélérer les actions marketing et commerciales, et de structurer les opérations liées à l’ouverture de nouveaux sites.
Repenser l’usage des hôtels à l’ère du travail hybride
À l’origine du projet, un constat de terrain. En travaillant avec des professionnels de l’hôtellerie, Clément Thuillier observe des établissements souvent sous-utilisés en journée, en dehors des pics d’arrivée et de séjour. « Entre neuf heures et midi, puis entre quatorze heures et dix-sept heures, les hôtels sont vides », explique-t-il.
Dans le même temps, les modes de travail évoluent. Télétravail, mobilité accrue, séjours prolongés : les actifs recherchent des environnements plus flexibles, capables de concilier efficacité professionnelle et qualité de vie. Osmose se positionne à la croisée de ces évolutions.
Un modèle d’hôtel-club sur abonnement
La startup propose de transformer des établissements existants, souvent des lieux de caractère, comme des manoirs, des châteaux, ou de grandes demeures, en espaces hybrides combinant postes de travail, salles de réunion, infrastructures de bien-être et offre de restauration. L’accès se fait via un abonnement, donnant aux membres la possibilité d’utiliser les différents espaces de manière flexible. Ainsi, ils peuvent disposer d'un accès illimité aux espaces de travail (pods individuels, salles de réunion équipées, wifi haut débit), aux équipements de bien-être (piscine, spa, salle de sport), aux restaurants, bars et événements — et à l'ensemble du réseau Osmose, dès qu'un nouveau lieu ouvre. Objectif : travailler, séjourner, se ressourcer et créer du lien.
Le premier site, le Manoir du Roure, constitue une première concrétisation du modèle avec un hôtel spa 4 étoiles du 14eme siècle. D’autres ouvertures sont déjà en préparation, avec cinq établissements en cours de signature en France pour 2026. Osmose s’appuie sur un modèle dit “asset light”. Osmose ne détient pas les murs, elle en prend la gestion via un pôle dédié en interne qui structure les acquisitions pour des propriétaires tiers. Le modèle repose sur la combinaison de revenus récurrents liés à l’abonnement et sur la mutualisation des opérations entre établissements.
Une stratégie de déploiement progressive
La feuille de route est ambitieuse : quinze ouvertures en 2027, puis vingt-cinq en 2028, avec une première expansion européenne. À horizon 2028, Osmose vise un réseau d’une quarantaine de sites. . « Le but, c'est d'avoir, à termes, des dizaines, des centaines d'Osmose à travers le monde où les gens pourront à chaque fois s'y déplacer parce qu'ils sont membres », résume Clément Thuillier. La startup anticipe un équilibre d’EBITDA dès 2027.
Pour devenir actionnaire d'Osmose, c’est par ici.