L’année 2025 aura été celle de l’envol pour Loft Orbital. Après une méga-levée de fonds de 170 millions d’euros en janvier, la startup franco-américaine annonce la signature d’un contrat stratégique avec le Centre national d’études spatiales (CNES). Les modalités financières de ce dernier n’ont pas été dévoilées.
Concrètement, la société est mandatée par le CNES pour mener à bien trois missions successives entre 2026 et 2028. Dans ce cadre, l’objectif est de réaliser des démonstrations et des validations en orbite de technologies expérimentales. Loft Orbital indique qu’elle s’engage à lancer la première mission d’ici 12 mois.
Safran, Airbus et l’Onera concernés par ces missions
Dans le cadre de ces missions, la société devra embarquer à bord de ses satellites plusieurs charges utiles. Ainsi, Loft Orbital emmènera notamment Seeing 230, une caméra optique compacte de nouvelle génération développée par Safran pour équiper les futures constellations d’observation de la Terre, ainsi qu’une technologie d’internet spatial à très haut débit pour optimiser les télécommunications et un système de contrôle thermique de rupture pour améliorer de la captation de certaines données environnementales ou de sécurité. Ces deux derniers dispositifs ont été conçus par Airbus Defence & Space et l’Office national de recherche aérospatiale (Onera).
Ces missions confiées par le CNES permettent de renforcer la légitimité de Loft Orbital comme acteur de plus en plus important en matière d’accès rapide à l’espace. Créée en 2017 par les Français Pierre-Damien Vaujour et Antoine de Chassy, et l'Américain Alex Greenberg, la société est spécialisée dans le développement de l'infrastructure satellitaire en orbite basse. Dans le même temps, le CNES fait de plus en plus confiance aux sociétés du New Space. L’an passé, la structure avait notamment annoncé soutenir quatre entreprises innovantes spécialisées dans les lanceurs à hauteur de 400 millions d’euros : MaiaSpace, Sirius, Latitude et HyPrSpace.