« Notre objectif est de soutenir la création d’entreprises et de créer de l’emploi. » Depuis 25 ans, l’incubateur IMT Starter - rattaché à Télécom Sud Paris, à l'Institut Mines-Télécom Business School et à l’ENSIIE - soutien des startups de la tech. « Nous accompagnons des entreprises en phase de lancement. Certains projets sont nés dans nos écoles partenaires. D’autres proviennent de l’extérieur et notamment du Trophée », souligne Augustin Radu, directeur adjoint de l’incubateur.
Pour dénicher les nouvelles pépites de la tech, IMT Starter a lancé le trophée startup numérique il y a 17 ans. Un nouvel appel à candidatures est en cours jusqu’au 26 mars pour recruter des startups dans cinq catégories parrainées par des grands groupes : l’industrie parrainée par Thalès Group, la santé parrainée par Digital Medical Hub, la transformation numérique des entreprises parrainée par MC2I, les projets à impact parrainés par IMT Starter et la cybersécurité & la souveraineté parrainée par Scaleway.
Les startups sélectionnées pitcheront ensuite leur projet en Avril puis les noms des présélectionnés seront annoncés avant la remise des prix à Paris le 6 mai prochain. Au total, une quinzaine de projets de moins de 18 mois, basés en île de France, seront labellisés espoirs du numérique.
Les lauréats des 5 catégories, ainsi qu’une partie des espoirs intégreront l’incubateur IMT Starter « Ils gagneront en visibilité, bénéficieront d’un coaching sur-mesure, de prestations de la part de nos partenaires et éventuellement d’un prêt d’honneur », souligne Augustin Radu.
Des entrepreneurs-mentors
IMT Starter mise en effet « sur l’accompagnement » pour aider les jeunes startups et met à disposition des locaux à Evry-Courcouronnes, sur le campus de ses écoles, et à Station F. « Durant l’accompagnement, chaque porteur de projet est coaché par un comité stratégique composé d’entrepreneurs ayant aux même lancés des start-up, levé des fonds et cédé leurs sociétés. Ils connaissent tout le cycle et peuvent partager leurs expériences », précise le directeur adjoint du programme. « Cela permet aux jeunes entrepreneurs de prendre un peu de recul par rapport à leur quotidien. Lors de ces comités, on parle stratégie, business, marketing… »
Le programme d’incubation dure un an et l’un des coachs devient également le référent du projet. Il échange ainsi avec les entrepreneurs notamment pour les aiguiller sur la partie opérationnelle ou pour parler de l’aspect financier. « Nous avons également mis en place des prêts d’honneur et un accompagnement spécifique sur la communication, le marketing et la responsabilité sociale des entreprises avec des experts dédiés », souligne Augustin Radu.
« Des personnes pertinentes dans son réseau »
Pour Guillaume du Gardier, fondateur de A river in the garden, un système de potagers autonomes en aquaponie, qui a participé au programme « les échanges avec les professionnels et les comités stratégiques nous ont permis d’être aiguillé dans la stratégie. Nous étions notamment accompagnés par un entrepreneur, qui travaillait sur une verticale proche de notre business. Il nous a notamment permis de trouver des personnes pertinentes par rapport à nos besoins dans son réseau mais nous a aussi donné des recommandations, sur la manière d’activer le réseau de distribution par exemple », souligne l’entrepreneur qui a créé sa startup en 2024 et espère clôturer sa première année d’exercice avec environ 500 000 euros de chiffre d’affaires grâce à trois salariés.
25 ans après la mise en place du programme, le directeur adjoint de l’IMT Starter se félicite d’ailleurs de voir « 70 % des 300 entreprises accompagnées toujours debout, et plus de 4000 emplois créés. »