Uber mise sur l’hydrogène en France. En effet, le géant américain des VTC a décidé de s’associer à la startup HysetCo, qui propose une flotte de véhicules à hydrogène. Dans ce cadre, Uber investit dans la société tricolore au travers d’un prêt convertible. Il s’agit du tout premier investissement du groupe américain dans une entreprise française.

En s’appuyant sur HysetCo, Uber veut renforcer son offre de taxis, que l’entreprise californienne propose depuis octobre 2022. Cette dernière souhaite notamment progresser sur le segment des taxis d’affaires (Business Taxi) pour mieux adresser sa clientèle professionnelle. Ainsi, les véhicules à hydrogène de HysetCo ont vocation à représenter une voiture sur cinq éligible à l'offre Business Taxi d’ici la fin de l’année. A plus long terme, l’objectif est d’atteindre 5 000 taxis à hydrogènes sous cinq ans pour cette offre premium.

Air Liquide, TotalEnergies et Toyota ont également investi

Il s’agit donc d’un joli coup d’accélérateur pour HysetCo. A ce jour, la société tricolore exploite plus de 800 véhicules à hydrogène et revendique 90 millions de kilomètres parcourus sans émission avec ceux-ci depuis 2021. «Ce partenariat avec Uber marque un signal fort : la mobilité hydrogène est prête pour un déploiement à grande échelle, notamment sur les usages intensifs. Les infrastructures sont en place, les véhicules sont disponibles et les usages sont là», souligne Loïc Voisin, président de HysetCo.

Outre une flotte de véhicules, la société française développe un réseau de stations de distribution d’hydrogène. Pour étoffer ce dernier, HysetCo a levé près de 200 millions d’euros il y a deux ans. Hy24, le plus grand fonds d’infrastructure dédié à l’hydrogène propre au monde, avait participé à cette opération. Parmi ses actionnaires, l’entreprise compte également Air Liquide, TotalEnergies et Toyota. Un pool d’investisseurs prestigieux auquel HysetCo peut désormais ajouter Uber. HysetCo fait figure de chef de file de la mobilité hydrogène en France, surtout depuis la sortie de route d'Hopium, qui ambitionnait de de devenir le «Tesla français de l’hydrogène».