Retour en haut
Finance

#FoodTech La livraison à domicile est morte ? Frichti lève 30 millions d’euros pour prouver le contraire

#FoodTech : La livraison à domicile est morte ? Frichti lève 30 millions d’euros pour prouver le contraire Julia Bijaoui et Quentin Vacher
par

La startup de livraison de repas faits maison vient de boucler un troisième tour de table. Un investissement qui lui permettra d’amorcer un développement dans les grandes villes françaises et à l’international. 

Une première levée de fonds d’1 million d’euros en septembre 2015, une seconde de 12 millions d’euros en avril 2016, puis désormais une troisième, cette fois-ci de 30 millions d’euros, annoncée ce matin… À peine deux ans après sa création, Frichti met en oeuvre d’importants moyens pour s’imposer sur le marché français de la FoodTech, au milieu des “gros poissons” Deliveroo, Foodora, ou encore Allo Resto.

À relire : Frichti lève 12 millions d’euros pour développer son service de livraison

frichti

Une implication qui semble porter ses fruits pour cette startup qui mise depuis ses débuts sur la qualité de ses produits et l’internalisation de tous ses process. Fondée en juin 2015 par Julia Bijaoui et Quentin Vacher, celle-ci est ainsi passée d’une centaine à 300 employés en un an afin d’assurer au mieux le service de la dizaine de milliers de clients qu’elle revendique. Ses livraisons, elles, sont passées de plus de 500 repas par jour en novembre 2015 à plusieurs milliers aujourd’hui. 

“Nous voyons vraiment Frichti comme davantage qu’une entreprise de livraison. Notre mission, c’est de reconnecter le citadin hyperactif avec le bien manger, en dépassant notamment le cliché du sandwich le midi derrière son ordinateur, et pour cela on s’est évertué à développer des missions et des services très larges. On est à la fois commerçants, logisticiens, et restaurateurs “, explique Julia Bijaoui. 

frichti-diner

Cette nouvelle opération, réalisée auprès des fonds d’investissement Verlinvest et Felix Capital et de ses actionnaires historiques Alven Capital et Idinvest Partners, permettra avant tout à Frichti de continuer à développer son offre, aujourd’hui très adaptée à des personnes qui déjeunent seules ou des couples sans enfant, pour l’élargir notamment aux familles.

La jeune pousse compte également investir davantage dans sa technologie et son infrastructure : “on fait tout en interne, ça nous permet de proposer un rapport qualité/prix très intéressant pour le consommateur. Tout cela n’est possible qu’en améliorant les process et en misant sur la technologie”, précise Julia Bijaoui.

À relire : La FoodTech en France, tendance de fond ou bulle éphémère ? 

Enfin, Frichti envisage d’élargir ses zones de livraison. Aujourd’hui déployée à Paris et dans une partie de la petite couronne, la startup prépare son implantation dans plusieurs grandes villes françaises et à l’international.

On est encore en train de finaliser nos plans opérationnels. Mais ça va se compter en mois plus qu’en années

Julia Bijaoui

Et à plus long terme ? Les consommateurs sont en demande d’un renouvellement de leur quotidien, Frichti veut désormais se positionner comme une véritable alternative aux acteurs existants :  “La première chose que l’on regarde, c’est la fréquence d’achat. On souhaite que nos utilisateurs utilisent Frichti à n’importe quel moment de la journée”, conclut Julia Bijaoui.

Frichti en quelques chiffres

  • Créé en juin 2015
  • Fondateurs : Julia Bijaoui et Quentin Vacher
  • Siège : Paris
  • 43 millions d’euros levés depuis sa création
Mots clés : foodtech, frichti
  • Elao

    Ils ont déjà cramé les 12 millions de l’année dernière ?

  • Franck Brunet

    Le meilleur “spot”en Europe pour créer sa société et développer son activité est très certainement l’Irlande.
    Pour lever des fonds et avoir un pont vers les Etats-Unis, l’Irlande est un très bon point de départ.

    http://www.societe-france-irlande.com

    Franck BRUNET