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Innovation

#Infographie Qui sont les pépites françaises de l’AssurTech ?

#Infographie : Qui sont les pépites françaises de l’AssurTech ? Alan, seule compagnie d'assurance version startup
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De la gestion des données pour calculer le prix des offres aux services proposés aux assurés, les startups de l’AssurTech sont nombreuses et déterminées à faire bouger les lignes d’un secteur trop longtemps figé. Une aubaine pour les consommateurs qui voient se développer des offres à moindre coût tout en gagnant en facilité d’utilisation.

L’AssurTech est le nouveau secteur en vogue. Pour preuve, deux fonds annonçaient la semaine dernière lancer des véhicules d’investissement dédiés à la FinTech et l’AssurTech : Breega y consacrera 100 millions et Newalpha 56 millions d’euros. Mais que recouvre exactement le terme d’AssurTech (ou InsurTech, à l’anglaise) ? Le cabinet de conseil en innovation spécialisé dans les services financiers Klein Blue Partners a analysé quelque 42 startups françaises de l’AssurTech pour dresser un panorama du secteur.

Panorama AssurTech

Alan, seule compagnie d’assurance version startup

Premier constat : Alan est bien seul dans sa catégorie, celle des compagnies d’assurance à part entière, c’est-à-dire les entreprises ayant reçu l’agrément de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Elle est la seule entreprise à l’avoir obtenu depuis 1986 et donc a fortiori la seule startup. Créée en 2016, la jeune pousse a pourtant depuis longtemps dépassé le stade de la “petite entreprise qui monte“. Elle a bouclé en octobre dernier un colossal tour de seed de 12 millions d’euros.

Alan mise d’abord sur l’optimisation du parcours client : l’inscription ne requiert aucun papier à remplir, seulement un formulaire en ligne, et peut être bouclée en cinq minutes, promet l’entreprise. Ensuite, la jeune pousse mise sur des offres de couverture santé à bas prix (à partir de 55 euros par mois pour un adulte et 40 euros pour un enfant) et ouvertes à la fois aux entreprises et, depuis quelques semaines, aux indépendants et freelances. L’exemple parfait de ce que les startups de l’AssurTech B2C souhaitent apporter au consommateur : davantage de facilité et de flexibilité tout en leur garantissant une qualité de service optimale.

L’assurance collaborative, la nouvelle vague

L’assurance collaborative va à l’encontre de tous les critères sur lesquels les assureurs traditionnels fondent leurs offres : un profil individualisé de l’assuré prenant davantage en compte son patrimoine ou son historique que ses habitudes de vie. D’Otherwise à WeCover en passant par Inspeer, les startups de l’assurance collaborative proposent, elles, des offres santé ou automobile calibrées à partir de l’usage et des habitudes des individus. Avec la promesse d’un cercle vertueux : si peu de sinistres sont déclarés, l’assuré récupère une partie de ses cotisations à la fin de l’année.

Une manière non seulement de responsabiliser les assurés mais aussi et surtout de faire preuve de transparence, alors que la défiance à l’égard des assureurs traditionnels grandit. La faute aux clauses précisées en police 6 au bas du contrat, que personne ne pense à lire, après l’astérisque que seuls les plus avertis savent repérer. Un problème que les startups de l’AssurTech évitent en numérisant la quasi totalité des procédures et en étant tout à fait transparent sur l’usage qui est fait des cotisations.

De l’état des lieux au testament, l’avènement de l’assurance dématérialisée

Effectuer un état des lieux (WeProov), suivre et gérer son épargne (LaFinBox), gérer ses biens (Cbien, Myeggbox), obtenir un avis d’un spécialiste de santé (DeuxiemeAvis), rédiger un testament (Testamento)… Autant d’étapes contraignantes qui peuvent désormais être réalisées en ligne, en un temps record. De plus en plus de startups proposent de dématérialiser ces services pour éviter des nuits blanches à leurs clients souffrant de phobie administrative.

C’est aussi l’occasion pour des startups servicielles de se poser en intermédiaire entre des compagnies d’assurance et les consommateurs. C’est le créneau qu’ont par exemple choisi Oocar ou Choov, respectivement pour collecter et analyser les données sur les habitudes de conduite d’un assuré et mieux conseiller les assurés en fonction de leur profil. De quoi garantir aux assurés une couverture optimale mais surtout optimisée, adaptée à leurs besoins.

Le boom des services aux assurances

Cette ultra-personnalisation des services d’assurance fait des données la véritable mine d’or… pour qui sait les exploiter. C’est notamment ce qui explique le bourgeonnement de nombreuses startups AssurTech B2B de services aux assurances et courtiers. De la gestion de ces fameuses données (comme le propose Shift Technology, autre poids lourd français du secteur) à des plateformes comme Sozen pour simplifier la relation entre les assurés et les compagnies d’assurance, une douzaine d’acteurs se sont engouffrés dans la brèche.

Le courtage d’assurances en plein essor

Dernier domaine dans lequel s’illustrent les AssurTech : le courtage en assurances (santé, automobile, assurance-vie…). Non seulement ces plateformes comparent les offres proposées par les assureurs traditionnels et les nouveaux acteurs pour permettre aux assurés de trouver celle qui leur correspond le mieux mais elles négocient les tarifs directement avec les entreprises du secteur pour faire bénéficier leurs clients des meilleurs prix.

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