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Que font les fonds ? Le portrait de Failure Ventures

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Que font les fonds ? Le portrait de Failure Ventures

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Par Maddyness - 01 avril 2019 / 06H00

Dans le paysage de plus en plus foisonnant de l’investissement, les fonds se multiplient… et ne se ressemblent pas. Parce qu’une levée, ce n’est pas simplement encaisser de l’argent et surfer sur une bonne occasion de communiquer, nous avons décidé de brosser le portrait des fonds français pour aider les entrepreneures et entrepreneurs à s’y retrouver afin de choisir le bon investisseur. Au tour de Failure Ventures !

« S’ils investissent, c’est le signe que l’entreprise sera en faillite un an après. » Peu de fonds peuvent se targuer d’avoir une réputation aussi solide. Failure Ventures, pourtant, s’en passerait bien. Connu comme le loup blanc, le fonds, créé dans les années 1990 juste avant l’éclatement de la bulle Internet, est une sorte de contre-exemple. L’arrivée de ses équipes dans un dossier est capable de faire fuir les autres investisseurs à une vitesse surprenante. Pas le temps de dire « disruption du digital » que tout le monde est déjà bien loin. À tort ?

Le Midas au rabais du secteur tech

Pas vraiment. Jean-Patrick Dollz, partner chez Failure Ventures, assume d’ailleurs cette réputation de chat noir. « Nous avons pris des risques et nous en avons payé les conséquences », estime-t-il. En effet, l’une des premières opérations du fonds a été d’investir dans l’Américain Lycos. À l’époque, la firme au labrador couleur pétrole se portait aussi bien que les maîtres de l’or noir. Las, le moteur de recherche a subi de plein fouet la bulle Internet des années 2000 et est tombé dans l’oubli alors que Google, lui, s’imposait. Failure Ventures, qui avait régulièrement arrosé Lycos pour le maintenir en vie, a dû faire face à des pertes colossales – on parle de l’équivalent en dollars de 500 à 600 millions d’euros.

Cela n’a pas pour autant découragé le fonds d’investir dans des entreprises numériques. Ces dernières années, il s’est cependant concentré sur les startups françaises. « Nous cherchons de futurs géants, des champions en devenir, nous indiquait l’an passé Jean-Patrick DollzMais tout est une question d’échelle : toutes les startups n’ont pas vocation à se transformer en multinationales et une star locale vaut mieux qu’un loser international. » Force est pourtant de constater que Failure Ventures n’a pas eu plus de succès dans l’Hexagone qu’à l’international. À la fin des années 2000, le fonds investit notamment dans Giroptic et soutient dans la foulée Meninvest. Quelques mois plus tard, le fonds se diversifie en mettant des billes dans Afrostreampuis dans Keecker. Son dernier investissement en date ? LoseYourself, « un GPS qui permet de se perdre où que l’on se trouve ». Après avoir pivoté sur les conseils de Jean-Patrick Dollz, la startup a finalement déposé le bilan il y a pile un an. Tout ce que touche Failure Ventures se transforme en poussière.

L’art de bien se planter

Le fonds avait pourtant revu sa grille de critères pour affiner sa thèse d’investissement. « Nous avons trois niveaux de sélection, explique Jean-Patrick Dollz. D’abord, l’équipe : si le fit n’est pas bon ou si les fondatrices et fondateurs nous semblent manquer de compétences, c’est rédhibitoire. Ensuite, le projet : il doit être technologique, pointu, en rupture de ce que nous connaissons. Puis les ambitions de la startup : nous n’investissons que dans de futurs poids lourds. » Et l’équipe d’investissement a mis au point des tests spécifiques pour opérer une sélection drastique des dossiers qu’elle repère elle-même – très peu lui sont directement envoyés. Parties de baby-foot et de ping-pong et concours de café servent à évaluer le fit avec les fondatrices et fondateurs. Un appel à Laurent Alexandre doit permettre de valider le caractère innovant du projet. Et une consultation avec une voyante vient confirmer l’avenir radieux (ou non) du candidat ou de la candidate.

Failure Ventures mise donc sur cet arsenal de choc pour se refaire une santé… ou plomber un peu plus son bilan. Son principal investisseur – un milliardaire qui préfère rester discret – a d’ailleurs été clair : s’il faut perdre, autant le faire dans les grandes largeurs. Pas de stratégie petits bras, donc. Mais Jean-Patrick Dollz se veut optimiste : « Ce qui vaut pour les années passées ne vaut pas obligatoirement pour les années à venir ! » En clair : vous allez voir ce que vous allez voir, ça va brasser des dollars (mais pas forcément pour le meilleur).

 

Pour celles et ceux qui seraient arrivés au bout de cet article, merci. Mais… Vous n’y avez pas vraiment cru, quand même ? Bon 1er avril !

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Maddyness

01 avril 2019 / 06H00
mis à jour le 02 avril 2019
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