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19 octobre 2021
blablacar
Nicolas Brusson, CEO de Blablacar

Pour ses 15 ans, BlaBlaCar réaffirme son projet de proposer des trajets porte à porte

Lors d’une conférence de presse pour son quinzième anniversaire, l’entreprise a annoncé avoir passé le cap des 100 millions d’utilisateurs et est revenue sur ses projets futurs.

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100 millions d’utilisateurs et utlisatrices dans le monde, dont 20 millions en France. C’est le cap qu’a annoncé avoir franchi BlaBlaCar, la scaleup spécialiste du covoiturage, lors d’une conférence de presse pour son quinzième anniversaire. L’entreprise a tout de même précisé qu’il s’agissait du nombre d’inscrits, et pas celui des membres actifs de l’application.

Une offre multimodale à l’étude

Nicolas Brusson, CEO et cofondateur de BlaBlaCar, en a profité pour réaffirmer son ambition de construire une plateforme de mobilité multimodale, à l’image d’autres mastodontes de la tech, comme Google qui, avec Maps, a intégré les offres de covoiturage ou de vélo en libre-service à ses calculs d’itinéraires. « Nous avons engagé l’aventure multimodale il y a deux ans, pour faire passer BlaBlaCar d’une application de covoiturage uniquement, comme c’était le cas jusqu’en 2018, à un service qui proposera un large éventail d’offres de trains, bus et voitures combinées pour des trajets entre 30 et 1000 kilomètres », résume l’entrepreneur.

La société, qui a levé 115 millions de dollars en avril 2021, n’a cependant pas précisé quand précisément cette offre multimodale serait déployée. A priori, cela ne verra pas le jour avant un an, « car le travail technique est long et que nous sommes pour l’instant dans une première phase de connexion des différentes sources d’inventaire, précise Olivier Bonnet, le CTO de la société. À terme, cela nous permettra d’atteindre le Graal du porte à porte, avec la voiture comme ciment des différents modes de transport ».

Autre grand challenge des années à venir, sur lequel la société valorisée à 2 milliards de dollars est déjà investie : la pérennisation de nouveaux marchés à l’international. « Tous les marchés en développement et émergents représentent un énorme levier de croissance pour nous et notamment sur le segment des transports en bus, précise Nicolas Brusson. En Russie, en Ukraine et au Brésil, des réseaux de cars longues distances très denses existent déjà, mais il n’existe aucune solution numérique permettant de digitaliser ce marché. Là-bas, on veut faire ce qu’Expedia ou Booking ont fait dans le secteur aérien pour permettre aux utilisateurs de réserver leurs tickets, non plus au comptoir comme c’était le cas jusqu’à maintenant, mais sur une application ». BlaBlaCar, qui réalise maintenant 80% de son activité hors de France, visera aussi bientôt l’Inde et le Mexique.

Une IPO, oui, mais pas tout de suite

Pour ce qui est de son activité de covoiturage court et du quotidien, BlaBlaCar Daily (ex-BlaBlaLines), Nicolas Brusson est confiant et voit les chiffres remonter la pente après le coup dur de la crise sanitaire. « Si on avait commencé en trombe en 2019 avec la grève des transports, où nous avons atteint les plus de 10 000 covoiturages par jour, la crise Covid et le télétravail imposé ont durement touché notre offre de déplacement domicile-travail, rappelle l’entrepreneur à Maddyness. Mais depuis la rentrée, on voit une énorme accélération de cette offre, notamment avec la flambée des prix à la pompe, et on a comptabilisé en septembre plus de 5000 trajets réalisés par jour. » À la faveur du Forfait mobilité durable, l’entreprise est aussi en discussion avec certaines régions et reste confiante sur la reprise de l’activité de covoiturage entre domicile et lieu de travail. 

Et si la société de 700 salariés n’a jamais caché son ambition d’entrer en Bourse, comme une « évolution naturelle pour l’entreprise » précise Nicolas Brusson, BlaBlaCar préfère prendre son temps. « Nous voulons être cotés, nous mettons tout en oeuvre pour avoir la rigueur et la gouvernance adaptées le jour où nous nous lancerons, mais nous n’envisageons pas d’IPO avant l’été 2022 », conclut l’entrepreneur. 

Article écrit par Heloïse Pons
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