Il y a deux façons d'aborder l'intelligence artificielle. La première, c'est de la regarder arriver de loin, avec crainte ou résignation, et de la subir comme on subit un marché qu'on n'a pas su anticiper. La seconde, c'est de la comprendre, de se l'approprier, et de la construire. C'est la voie que la CPME a choisie, aux côtés de la filière IA française qui accélère. C'est la voie que nous devons tracer ensemble, entrepreneurs de France.

L’intelligence artificielle est déjà une réalité pour les PME

L'IA n'est pas l'affaire des seuls géants du numérique. Elle concerne le restaurateur qui veut automatiser ses réservations, le sous-traitant industriel qui cherche à réduire ses rebuts, le cabinet RH qui veut mieux sourcer ses candidats, la PME commerciale qui veut personnaliser sa relation client. Les usages sont déjà là, concrets, accessibles — à condition d'être accompagnés. C'est précisément le rôle que joue la CPME : sensibiliser, former, diffuser les bonnes pratiques auprès des TPE, PME et ETI qui constituent l'épine dorsale de notre économie.

Faire émerger une filière IA française et européenne

Mais l'enjeu va bien au-delà de l'adoption. Parler d'IA, c'est parler d'une filière entière : éditeurs logiciels, entreprises de services, modèles de langage, cloud, data centers, semi-conducteurs, infrastructures énergétiques. Une chaîne de valeur colossale, dont la France et l'Europe ne peuvent pas rester simples clientes. Nous devons y être acteurs. Nous devons y faire émerger nos propres champions — français, européens — porteurs de valeur, de compétences et d'emplois durables sur nos territoires.

Ce combat-là ne se gagnera pas depuis les seuls grands groupes ou les seuls quartiers généraux parisiens. Il se gagnera aussi dans les ateliers de Bretagne, les bureaux d'études de Lyon, les entrepôts de Bordeaux, les startups de Toulouse. L'innovation est partout où il y a des entrepreneurs qui osent.

C'est ce que nous dirons le 25 juin prochain, au Parc des Princes, lors de la Grande Assemblée des Entrepreneurs. Venez nombreux : l'IA de demain, c'est nous qui l'écrirons.