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La crise n’inquiète pas du tout les investisseurs français

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La crise n’inquiète pas du tout les investisseurs français

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Par Anne Taffin - 12 novembre 2020 / 14H00

Malgré la crise sanitaire et le gel de nombreuses activités au début du premier semestre 2020, la tech française se porte bien. Mieux encore, les investissements sont en croissance et la tendance n'est pas prête de s'arrêter pour Benoist Grossmann, président de France Digitale. Des introductions en bourse pourraient se produire en 2021.

En croissance au cours des cinq dernières années, les investissements dans les startups françaises ont été gelé par la crise en mars et en avril dernier. Le coronavirus et le confinement qu’il a entraîné n’ont pourtant pas refroidis définitivement les ambitions des entrepreneurs et des investisseurs. Le rapport réalisé par Avolta Partners sur les investissements dans la tech française montre que le secteur se porte plus que bien. Le montant total levé par les entreprises françaises du secteur devrait s’élever à 5,5 milliards d’euros en France d’ici la fin de l’année. Et 2021 devrait poursuivre sur la même lancée. 

Sortir renforcé de la crise 

Le premier semestre 2020 a débuté sur une belle tendance en termes d’investissements dans les pépites françaises avec 1,6 milliards d’euros levés dont 794 millions rien qu’en janvier. Mais la crise du coronavirus est venue chambouler ce calendrier, gelant quasiment du jour au lendemain la perfusion de cash des investisseurs dans de nouvelles startups. « Lors du premier confinement, nous (les VCs, ndlr) avons tous eu très peur et nous avons énormément travaillé pour structurer nos sociétés du portefeuille et s’assurer qu’elles obtiennent les bons financements notamment au travers des PGE, des FrenchTech bridge et autres outils mis en place par Bpifrance » , concède Benoist Grossmann, managing partner chez Idinvest Partners et président de France Digitale.

Frappées dans leur élan, les levées de fonds se sont réduites comme peau de chagrin en mars en avril. Mais post-confinement, « nous avons rattrapé le temps perdu et même observé une accélération des investissements » . Ces derniers ont en effet connu un rebond au deuxième semestre qui semble se poursuivre au troisième (1,35milliards d’euros selon Avolta Partners) avec des levées au montant exceptionnel en France : Contentsquare, Mirakl, Ÿnsect ou Voodoo. Finalement, la France résiste bien mieux que les autres pays européens puisqu’elle est la seule à afficher une croissance des prises de participations en 2020. Une situation qui s’explique par la « particulière résistance de l’écosystème français qui compte de nombreuses startups innovantes et beaucoup d’investisseurs » , explique Benoist Grossmann. Depuis plusieurs années, Bpifrance entraîne ce mouvement d’afflux d’argent, de manière directe ou indirecte. Cette dynamique a été renforcée l’an dernier par l’initiative Tibi incitant les assureurs à investir. Aujourd’hui, « le pays récupère les bénéfices des graines semées et des efforts fournis depuis 20 ans » , embraye l’investisseur et président de France Digitale qui n’hésite pas à assurer que « nous disposons des plus belles entreprises européennes et du plus grand nombre d’entrepreneurs » en Europe…

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Les investisseurs étrangers l’ont d’ailleurs bien compris, à l’image de 83North. Présents dans 7,5% des opérations menées en 2014, ils le sont désormais dans 30% environ en 2020 selon les chiffres d’Avolta Partners. Les fonds américains et européens sont les principaux investisseurs à lorgner sur les pépites françaises mais l’arrivée et la prise de participation des fonds asiatiques ne cessent d’augmenter. L’entrée de Tencent au capital de Lydia et Qonto et du fonds singapourien Temasek au sein d’Alan, ont d’ailleurs fait parler d’elles.

De manière plus globale, Benoist Grossmann trouve plutôt positif cette insertion étrangère qui témoigne de la maturité de l’écosystème français. « Il y a 10 ans, les investisseurs américains demandaient aux startups françaises de créer une unité dans le Delaware pour limiter les risques mais maintenant, ils ont confiance et prennent simplement une participation » .

Un bon présage pour 2021

Au niveau des startups, et plus largement de l’économie, le gouvernement a rempli sa part du contrat, multipliant les avantages et les aides pour soutenir les entreprises et ne pas laisser sombrer l’économie. Si certaines entreprises ne résisteront pas aux deux dernières années de turpitude où se sont mêlés grèves, gilets jaunes, attentats et crises sanitaires, d’autres ont, au contraire, trouvé dans le Covid un moteur de croissance. « Sans le confinement, la téléconsultation n’aurait jamais pris l’essor qu’elle connaît aujourd’hui » , admet Benoist Grossmann. Globalement, « une grande majorité des startups de la tech ont malheureusement bénéficié de l’effet Covid » . Il suffit de regarder les chiffres des GAFAM et la baisse du Nasdaq à l’annonce d’un potentiel vaccin mardi dernier pour comprendre la corrélation entre Covid, télétravail et croissance du secteur de la tech.

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La crise sanitaire aurait ainsi démontré la solidité du système français et poussé investisseurs et LPs (limited partners, ndlr) à vouloir aller encore plus vite, encore plus loin. Benoist Grossmann le confirme : « Les LPs sont de plus en plus nombreux à vouloir investir. Tous les fonds lèvent, même les plus traditionnels, et les montants des véhicule d’investissement augmentent considérablement » . Les secteurs des fintech, des assurtech mais aussi l’immobilier de luxe devraient bénéficier d’un essor important dans les mois qui viennent.

Des introductions en bourse attendues en 2021

Au cours des deux dernières années, les VCs ont davantage investi en série B, C et D, notamment au dernier semestre 2020. Mécaniquement, les levées en seed ont un peu diminué. Doit-on en conclure que les investisseurs ont préféré se tourner vers des sociétés plus matures ayant déjà fait leur preuve ? Pour Benoist Grossmann, un bilan est difficile à tirer de ces chiffres.

Si dans son post medium Avihai Michaeli prédit un intérêt de plus en plus marqué pour les chameaux, comprendre des startups plus stables et moins dépensières que les licornes, Benoist Grossmann est moins catégorique. « Les investisseurs financeront toujours des entreprises en hypercroissance. »

Alors que nous réserve 2021 finalement ? De nombreuses opérations « de grandes envergures mais aussi des introductions en bourse et donc des exits. » Actuellement, 90% des sorties françaises s’effectuent à des valorisations inférieures à 150 millions d’euros, ce qui peut s’expliquer par « des sorties trop rapides mais surtout le fait que toutes les entreprises n’ont pas vocation à devenir des géants ». Ce qui ne fait pas le jeu des VC mais ne devrait pas les empêcher de continuer à financer les pépites françaises.

Par

Anne Taffin

12 novembre 2020 / 14H00
mis à jour le 12 novembre 2020
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