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Temps de lecture : 02'15''
8 juin 2021
Photo by Ricardo Gomez Angel on Unsplash

Le ministère des Armées investit dans la pépite du quantique Pasqal

C'est le premier investissement du fonds mis sur pied par le ministère des Armées pour soutenir des technologies cruciales pour la souveraineté française.

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La startup française Pasqal qui est en train de développer un ordinateur quantique a levé 25 millions d’euros auprès du fonds d’investissement spécialisé dans le quantique Quantonation et du nouveau fonds d’investissement du ministère des Armées français. « Le ministère des Armées se félicite de soutenir le développement de la pépite française Pasqal grâce au premier investissement du nouveau fonds Innovation Défense » , a indiqué la ministre des Armées, Florence Parly, citée dans le communiqué.

Bien qu’il s’agisse du premier investissement de ce nouveau fonds, le ministère des Armées s’est distingué ces derniers mois par plusieurs rapprochements avec des startups. Earthcube et Unseenlabs avaient déjà bénéficié d’un soutien financier et technologique du ministère. Par ailleurs, celui-ci avait débloqué une enveloppe de 10 millions d’euros pour dénicher les solutions les plus prometteuses face à l’épidémie de Covid-19, qui avait profité à une trentaine de projets.

Une technologie hautement stratégique

« Dotée d’une équipe de chercheurs des plus renommées au monde, Pasqal comptera à l’avenir parmi les leaders des calculateurs quantiques. Les applications pour la défense sont multiples et parfois hautement stratégiques » , a-t-elle souligné. Les ordinateurs quantiques reposent sur l’exploitation de propriétés surprenantes et parfois contre-intuitives de la matière au niveau de l’infiniment petit, atomes, photons, ou électrons. Leurs capacités théoriques sont immenses pour certains types de calculs, et pourraient révolutionner l’informatique, mais pour l’instant, la technologie est encore balbutiante.

Pasqal, créée en 2019, est adossée à l’Institut d’optique de l’Université Paris-Saclay, à Palaiseau (Essonne), et emploie aujourd’hui une vingtaine de personnes. L’entreprise a construit pour l’instant une machine quantique qui fonctionne dans ses locaux. Elle a également reçu commande de deux autres machines qui doivent être livrées « début 2023 » au Genci, le grand équipement de calcul intensif français, et le centre de recherche allemand de Jülich, selon son président Georges-Olivier Reymond. « Notre objectif est aussi d’avoir d’autres calculateurs utilisables chez nous début 2022, en plus de celui qu’on a déjà » , a indiqué Georges-Olivier Reymond à l’AFP. Les processeurs de Pasqal utilisent des atomes neutres manipulés par laser. Cette technologie « permet de réaliser des calculs à la demande (…) avec une puissance de calcul inédite, au-delà de 100 qubits » (l’unité qui mesure la performance d’un ordinateur quantique) et l’objectif « d’atteindre les 1000 qubits dans les années à venir » , affirme Pasqal.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé fin janvier un plan d’investissement de 1,8 milliard d’euros pour mettre la France dans « les trois premiers mondiaux » des technologies quantiques, appelées à révolutionner l’informatique et l’industrie dans les décennies à venir. Les fonds RunA Capital, Daphni et Eni Next ont aussi participé à la levée de fonds de Pasqal.

Maddyness avec AFP

Article écrit par Maddyness avec AFP
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